Ligia oceanica
La Ligie océanique

     La Ligie est un très gros cloporte assez primitif que l'on rencontre dans les petites cavités des falaises de bord de mer.
La ligie est églalement appelé "Poux de mer" dans le Nord de la Bretagne. En méditerranée, il existe une autre espèce de ligie, Ligia italica.

Ligia oceanica Linné, 1767
Oniscus oceanicus Linnaeus, 1767
Ligia scopulorum Leach, 1810
Ligia granulata Frey et Leuckart, 1847
Ligia belgica Ritzema-Bos, 1874

Caractères de détermination
Ecologie
Répartition géographique

Ligia oceanica (C. MOUQUET copyright 1999)

Caractères de détermination

Ligia oceanica, vue ventrale, Photo Angelo GROSS copyright 2000

Ligia oceanica, vue dorsale, Photo Angelo GROSS copyright 2000)

    pour les termes techniques consulter la rubrique morphologie

  • uropodes en forme pointe effilée.
  • flagelles des antennes avec 10 ou plus sections distinctes.
  • yeux immenses composés d'au moins 100 ocelles.
  • les plus gros exemplaires atteignent 32 mm de long et 18 mm de large. Les mâles sont de manière générale plus grand que les femelles.

La coloration des Ligia oceanica est due à des chromatophores complètement isolés les uns des autres. Ils sont susceptibles de se contracter ou de s'étaler en provoquant un changement de coloration étendue (caractère primitif). (VANDEL 1960)

Ecologie

     La Ligie est une espèce halophile (supporte la salinité), propre aux côtes rocheuses où elle se réfugie sur les fasciès, elle est beaucoup plus rare sur les plages sableuses.
Cette espèce est normalement nocturne : pendant la nuit, elle devient très active, tandis qu'elle s'abrite dans les crevasses pendant le jour.
     La ligie présente un comportement fort curieux qui a été observé par E.DNEY (1952, 1953): Par temps très chaud, les Ligies abandonnent leurs abris au milieu des rochers ou des galets, pour émigrer sur les falaises exposées en plein soleil. La raison en est que cette espèce, très imparfaitement adaptée au milieu terrestre, possède une cuticule perméable ; en conséquence, la perte d'eau par évaporation est considérable. Ainsi l'atmosphère des abris où se réfugient les Ligies est saturée d'humidité ; l'évaporation y est nulle ; en même temps la température y devient très élevée et atteint rapidement le degré létal pour les Ligies.
En plein soleil, dans une atmosphère relativement sèche, l'évaporation est intense. Cette intense évaporation fait baisser la température interne de l'animal et le sauve.
     Ligia oceanica se nourrit aussi bien de matières animales que de végétaux.
(VANDEL 1960)

     Lors des grandes marrées les territoires de la Ligie sont submergés, des populations se retrouvent dans l'eau à la merci des prédateurs marins. Ainsi lors des marées d'équinoxe les estomacs de Bar contiennent des cadavres de Ligie et des pupes de mouches qui étaient installés sur les laisses de mer. (Benoît Lenneart Com. Pers.)

Répartition géographique

     Ligia oceanica peuple toute la côte Atlantique de l'Europe. Par ailleurs, elle existe aux Fär-öer et en Islande ainsi que sur les côtes du Maroc, de Tanger à Rabat. En France, elle occupe tout le littoral de la Manche et de l'Atlantique. (VANDEL 1960)

Répartition de Ligia oceanica (A. GROSS 2003)

Bibliographie

VANDEL Albert (1960) - Isopodes terrestres (Deuxième partie). Faune de France 64. Office central de faunistique, Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles. Lechevallier, Paris. 417 p.





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