Clef des Cloportes S.P. Hopkin




Traduction de l'anglais par Angelo Gross (septembre 2000)
on également activement participé : Amélie Repessé et David Vaudoré.

Stephen Hopkin,1991 : "A key to the woodlice of Britain and Ireland" FSC,Environmental understanding for all, n°204






Si vous n'avez jamais essayé d'identifier un cloporte auparavant, c'est une bonne idée de s'entraîner à utiliser cette clé avec quelques spécimens collectés dans votre jardin, votre école. Quatre espèces sont répandues et communes dans toute la Grande Bretagne et l'Irlande. Parmi elles, le cloporte luisant Oniscus aselus, le cloporte rugueux Porcellio scaber, le cloporte zébré Philoscia muscorum et le cloporte nain Trichoniscus pusillus. Une cinquième espèce, un cloporte capable de se rouler en une boule parfaite, Armadillidium vulgare, est présente au Pays de Galles, dans le sud de la Grande Bretagne et dans le sud de l'Irlande mais au nord de chacun de ces espaces sa répartition tend à diminuer lorsque l'on s'approche de la côte. Ces cinq espèces communes sont connues parmi les spécialistes des Isopodes comme les "big five" ou "famous five. Elles sont suivis d'un astérisque dans la clé.

Commencez par le distique 1 de la clé. C'est une clé dichotomique - chaque niveau laisse la possibilité à deux alternatives. Comparez soigneusement votre spécimen avec les caractères listés avant de décider quelle voie prendre. Si vous êtes bloqué et que votre spécimen ne correspond à aucune alternative, retournez au distique précedent et regardez à nouveau. Si vous rencontrez es mots que vous ne comprenez pas, consultez les figures 2 et 3 et/ou le glossaire (page 648). Une description détaillée de chaque espèce est donnée dans une section à part immédiatement après la clé. Les figures 2 et 3 sont inclus pages 606 et 607 et répétés sur la troisième de couverture.



1a Uropodes plus longs que larges, avec les extrémités en filaments (fig. 4c), ou en forme de lance (Fig. 4b) ------> 2

1b Uropodes aussi longs que larges , aplatis et en forme de bêche (Fig. 4a) ------> 31



2a(1a) Flagelles des antennes avec une seule section distincte avec les extrémités taillés en pointes (Fig. 5d) ou deux (Fig. 5c) ou trois (Fig. 5b) sections distinctes; yeux petits, composés au maximum de 30 ocelles lesquels ne recouvrant jamais plus de la moitié du coté de la tête ------> 3

2b Flagelles des antennes avec 10 ou plus sections distinctes; yeux immenses composés d'au moins 100 ocelles lesquels ne recouvrant la totalité du coté de la tête (Fig. 5a)------> 5



3a(2a) Flagelles des antennes avec deux (Fig. 5c) ou trois (Fig. 5b) sections distinctes; quelques espèces dépassant les 20 mm de longueur ------> 4

3b Flagelles des antennes avec une unique section conique formant une pointe (Fig.5d) bien que sous plus fort grossissement près de six sections peuvent être vaguement observées (voir note sous le distique 6); longueur maximale de l'adulte de 6 mm (excepté pour Oritoniscus flavus qui dépasse les 9 mm mais on ne le trouve que dans le sud-est de l'Irlande) ------> 6



4a(3a) Flagelles des antennes avec trois sections distinctes (Fig.5b) ------> 20

4b Flagelles des antennes avec deux sections distinctes (Fig.5b) ------> 23



5a (2b) Les quatre articles des uropodes d'égal longueur (Fig. 6a); le contour du péréon et pléon formant une ligne régulière (Fig. 6a; bulle); longueur maximale de 30 mm; bord de mer uniquement; commune sur toutes les côtes de Grande Bretagne et d'Irlande ------> Ligia oceanica
Ligia oceanica (HOPKIN 1991)

5b Les articles extérieurs des uropodes plus courts que les articles intérieurs (Fig. 6b); le contour de la bordure du péréon et du pléon formant une marche (Fig. 6b; bulle); longueur maximale de 9 mm; présent dans les terres et sur les côtes mais plus rare dans le Midlands, le sud et l'est de l'Angleterre ------> Ligidium hypnorum



6 (3b) Les cloportes ayant un flagelle d'antenne avec une unique section distinctes et formant une pointe à l'extrémité (Fig. 5d) sont couramment appelés "pigmy woodlice" (cloportes pygmées) (Famille Trichoniscidae). Le flagelle est en réalité composé de six sections distinctes mais celle-ci fusionnent ensemble et sont difficilement visibles sans un fort grossissement. L'extrémité de la pointe du flagelle est constitué de nombreux poils sensoriels formant une "touffe" chez les spécimens conservés. La majorité des cloportes pygmées sont de petite taille et résident dans la terre. En effet à part l'exception d'Oritonidcus flavus (qui est seulement présent dans le sud-est de l'Irlande et atteignant 9 mm de longueur), toutes les autres espèces de ce groupe ne dépassent pas 6 mm de longueur. Le fréquent cloporte pygmée, Trichoniscus pusillus et le cloporte "rosé", Androniscus dentiger sont deux espèces plus aisées à trouver pour les débutants. D'autres petites espèces sont plus difficiles à identifier avec certude sans une dissection au microscope. Avec quelques espèces, l'examen des pléopodes et/ou des 7ème pattes des mâles est la seule méthode sûre d'identification. En effet, Haplophthalmus mengei et Trichoniscoides helveticus ont été découverts dans une collection de référence parmi Trichoniscoides sarci pendant que l'on préparait les illustrations pour cette clé. Les cloportes pygmées peuvent être examinés vivants, dans un premier temps et si possible, conservés dans l'alcool à 70% pour une étude minutieuse au microscope binoculaire.

6a (3b) Surface dorsale avec des sillons longitudinaux prononcées (Fig. 7a, 7b); longueur maximale de 4 mm ------> 7

6b Surface dorsale lisse ( Fig. 7c, 7e), ou avec des rangées de petites bosses ou de piquants; espèce supérieur à 9 mm de longueur ------> 10



7a (6a) Animal pouvant se rouler en boule serrée (Fig. 7a), seul le cloporte pygmée est capable de le faire; longueur maximal du corps de 3 mm; surface dorsal avec des sillons longitudinaux larges et arrondies; yeux composés chacun de 3 ocelles noires (Fig. 8); corps blanc; très rare ------> Buddelundiella cataractae

7b Animal incapable de se rouler en boule (Fig. 7a); longueur du corps ne dépassant pas 4 mm; surface dorsale avec des sillons longitudinaux peu profond, oeil composé d'une seule ocelle noire (Fig. 7b); corps blanc ou jaune pâle; assez commun ------> Haplophthalmus (3 espèces) ------> 8



8 (7b) Le genre Haplophthalmus contient trois espèces anglaises, l'une d'entre elles (H. montivagus) fut récemment découverte en 1987. Ces trois espèces sont petites, blanches, vivent dans le sol et se ressemblent beaucoup. Elles sont assez communes dans le sol ou sous l'écorce du bois humide en décomposition. Mâles et femelles de H. danicus peuvent être différenciés des deux autres espèces grâce à une loupe de terrain; la présence ou l'absence de saillies sur le troisième segment du pléon est un critère précis et fiable. Pourtant, H. mengei et H. montivagus peuvent être différenciés seulement après observation des pléopodes et de la disposition des épines sur la septième paire de pattes des mâles. Actuellement on est incapable de différencier les femelles de ces deux dernière espèces. La figure 9 montre l'arrière de l'animal par la face droite, avec les pattes gauches qui ont été omises pour plus de clarté.

8a Les saillies au niveau de l'apex central de la surface dorsale du troisième segment du pléon sont très faibles ou absentes (Fig. 9a); premiers pléopodes du mâle comme sur la Fig. 10a ------> Haplophthalmus danicus

8b Les saillies au niveau de l'apex central de la surface dorsale du troisième segment du pléon sont proéminentes ------> 9



9 (8b) Ce distique fait référence aux mâles matures puisque les femelles de ces deux espèces ne peuvent (pour le moment) être différenciées Il n'est pas possible de différencié ces deux espèces à l'état vivant - elles doivent être conservées dans l'alcool à 70°. Il est juste possible, avec une loupe de terrain puissante, d'observer les pléopodes sur le coté de l'animal. Cependant une observation au microscope est nécessaire pour voir les épines des pattes. La difficulté pour différencier ces deux espèces réside dans une confusion. Ainsi, les note de Harding et Sutton (1985) sur Haplophthalmus mengei provenant du sud de l'Angleterre concernait en fait H. montivagus.

9a Endopodites des premiers pléopodes droits avec le bout étroit lorsque l'on regarde l'animal de coté (Fig. 9b); disposition des épines des septièmes pattes semblables à celle de la Fig. 9b avec une épines proéminente sur la face interne du carpus, pléopodes des mâle ressemble à ceux de la Fig. 10b ------> Haplophthalmus mengei

9b Endopodites des premiers pléopodes sont nettement courbes avec l'extrémité dilatée quand on regarde l'animal de coté (comme la terminaison arrondie d'une banane -Fig. 9c); arrangement des épines des septièmes pattes comme sur la Fig. 9c avec un renflement proéminent sur le corpus; premiers pléopodes des mâles identiques à la Fig. 10c ------> Haplophthalmus montivagus



10a (6b) Surface dorsal lisse(Fig. 7c,7e) ------> 11

10b Surface dorsale avec des rangées transversales de petites bosses ou épines (Fig. 7d, 7f, 7g) ------> 13



11a (10a) oeil composé d'un large et unique ocelle brun (Fig. 7c); animal vivant violet marron et se déplaçant rapidement; tout le corps et les pigments des yeux changent rapidement dans l'alcool à 70 %, rendant l'animal jaune crème; dépasse les 9 mm de longueur; seulement dans le sud est de l'Irlande ------> Oritoniscus flavus

11b oeil composé de trois ocelles noires qui ne s'atténuent pas dans l'alcool à 70 % (Fig. 11); genre comprenant deux espèces très répandues et communes dans les îles britanniques ------> Trichoniscus (2 espèces) ------> 12



12a (11b) Corps blanc ou crème; longueur maximales de 2,5 mm ------> Trichoniscus pygmaeus

12b Corps coloré avec des pigments rougeâtres ou marron violet (occasionnellement violet clair) et qui ne s'estompent pas dans l'alcool à 70%; dépasse les 5 mm de longueur ------> Trichoniscus pusillus*
cloporte pygmée commun
*un des "famous five", espèce très commune
Trichoniscus pusillus (HOPKIN 1991)

NOTE: Séparer les juvéniles des ces trois espèces provoque plus de problèmes d'identification dans "l'Isopod Survey Scheme" (plan d'étude des isopodes) que toutes les autres espèces réunis. Néanmoins, les juvéniles de Trichoniscus pusillus possèdent toujours des pigments rougeâtre marron excepté lorsqu'ils sont très jeunes. Par conséquent, les spécimens blanc crème de moins de 25mm de longueur, avec trois ocelles formant juste un petit groupe de chaque côté de la tête sont irrémédiablement Trichoniscus pygmaeus.



13a (10b) oeil composé d'un ocelle noir ne se décolorant pas dans l'alcool à 70% ------> 14

13b Aveugle ou oeil avec un ocelle contenant un pigment rouge, orange ou marron qui se décolore (souvent complètement) dans l'alcool à 70%------> 15



14a (13a) oeil étroit en comparaison de la taille de la tête (Fig. 12c); antennes courtes (comparez Fig. 12a et 12c); animal vivant complètement blanc; longueur maximale de 4mm; pleopodes des mâles comme la Fig. 12b, c; sites côtiers seulement; assez rare ------> Miktoniscus patiencei

14b oeil large en comparaison de la taille de la tête; antennes longues (Fig. 13); spécimen vivant souvent d'un magnifique rose ou pourpre (occasionnellement blanc) avec une double rayure longitudinale jaune; dans l'alcool à 70 %, les pigments roses disparaissent mais les yeux et les rayures jaunes persistent; longueur maximale de 6 mm; répandu et commun dans les terres et sur la côte ------> Androniscus dentiger
Cloporte rose



15 (13b) Ce groupe de cloportes contient six espèces. Leurs apparence générale correspond à la Fig. 7g, bien que des individus peuvent être plus long et avoir des cotés plus parallèles que les spécimens dessinés. Tous sont rarement rencontré par les débutants à cause de leur petite taille (4 mm ou moins) et leur couleur sombre à l'état sauvage (malgré qu'ils soient certainement sous répertoriés). Quand ils sont vivants, quelques espèces peuvent être identifiées provisoirement grâce à la couleur du corps et des ocelles (si les yeux sont présents). Cependant, après l'immersion dans l'alcool à 70 %, les pigments se décolorent complètement. Dès lors, le seul critère d'identification sûr est l'examen des pléopodes des mâles. Les femelles conservées dans l'alcool ne peuvent (pas encore) être déterminée.

15a Individus vivants complètement blancs et aveugles (pas d'ocelle) (Fig. 14a); les premiers et seconds pléopodes des mâles sont représentés sur la Fig. 15a, 15b ------> Metatrichoniscoidees (deux espèces) ------> 16

15b Spécimens vivants rougeâtres bruns ou blanc teintés de rose ou d'orange pâle, et œil composé d'un unique et large ocelle rougeâtre marron (Fig. 14b), ou d'un petit ocelle orange ou rouge lequel devant être juste une petite tache diffuse de pigment (fig. 14c); tous les pigments disparaissent dans l'alcool à 70%; les premiers et seconds pléopodes de mâles sont représenté aux Fig. 15c, d , e, f ------> Trichoniscoides (quatre espèces)------> 17



16a (15a) Premiers et seconds pléopodes représentés à la Fig. 15a ------> Metatrichoniscoides celticus

16b Premiers et seconds pléopodes représentés à la Fig. 15b ------> Metatrichoniscoides leydigi


Note : Platyarthrus hoffmannseggi est le seul autre cloporte aveugle, il n'est pas présent ici dans la clé car il posséde deux segments sur le flagelle de ses antennes. C'est pourquoi, P. hoffmannseggi est aisement différenciable des deux Metatrichoniscoides.



17 Parmi les quatre espèces de Trichoniscoides nous savons maintenant que T. albidus est le plus répandu. T. saeroeensis est localisé au bord de mer et a été observé sur plus de 70 sites autour des îles anglaises. T. sarsi a été sujet à une erreur d'identification dans le passé, il est connu maintenant dans les jardins de Dublin et Leicester ; les spécimens de T. sarsi collectés dans les bois se sont avérés être T. helveticus, une espèce très répandue dans le nord-ouest de l'Europe. Trichoniscoides helveticus est connu dans deux bois proches d'Oxford, une forêt à Bedfordshire et à Didling hill en Sussex. D'après les connaissances actuelles, T. sarsi montre tous les signes d'une espèce introduite naturalisée, alors que T. helveticus est sûrement originaire d'Angleterre.

17a (15b) Le corps des spécimens vivants est brun-rouge, l'oeil est constitué par une large ocelle brun-rouge. Dans l'alcool à 70%, tous les pigments se décolorent en jaune crème. Les premiers et seconds pléopodes des mâles sont représentés à la Fig.15c ------> Trichoniscoides albidus

17b Le corps des spécimens vivants est blanc, teinté de rose pâle ou d'orange et les yeux sont respectivement constitués d'une unique et petite ocelle rouge ou orange ; tous les pigments se décolorent dans l'alcool à 70% ; les premiers et seconds pléopodes des mâles sont représentés aux Fig. 15d, e, f. ------> 18



18a (17b) Les endopodites des seconds pléopodes du mâle sont relativement longs, se terminant en une pointe fig.15d ; seulement sur la côte ------> Trichoniscoides saeroeensis

18b Les endopodites des seconds pléopodes du mâle sont relativement courts et larges Fig.15 e, f ; non limité aux côtes ------> 19



19a (18b) Les extrémités des endopodites des seconds pléopodes du mâle sont en forme de faucille Fig.15f ------> Trichoniscoides sarsi

19b L'extrémité des endopodites des seconds pléopodes du mâle est émoussée, ressemblant à l'extrémité d'une trompe d'éléphant, Fig.15e ------> Trichoniscoides helveticus



20a (4a) La ligne formé par le péréon et le pléon est régulière ( Fig. 16a) ; lobes saillants de chaque côté de la tête ------> Oniscus asellus,
cloporte brillant commun ;
*un des " famous five ", très commun.
Oniscus asellus (HOPKIN 1991)

20b La ligne formée par le péréon et le pléon laisse apparaître un décalage comme une marche (Fig. 16b, c ,d) ; pas de lobe saillant de chaque côté de la tête ------> 21



21a (20b) Le corps de couleur marron, verdâtre, jaune pâle ou rouge tacheté avec des pigments sombres qui forment une rayure centrale sombre (Fig. 16b). Telson pointu (Fig. 16b) ; répandue et commune dans tous les types d'habitats ------> Philoscia muscorum,
cloporte rayé commun,
*un des " famous five " ;
très commun.
Philoscia muscorum (HOPKIN 1991)

21b Couleur marron sable, sans rayures sombres. Telson arrondi (Fig. 16c et 16d), seulement sur les côtes ; espèces rares ------> 22



22a (21b) Exopodites des uropodes très longs (Fig. 16c) ; la taille totale des antennes depuis la base jusqu'à l'extrémité d'environ 2/3 de la taille du corps ------> Halophiloscia couchi

22b Exopodites des uropodes courtes (Fig. 16d) ; la taille totale des antennes depuis la base jusqu'à l'extrémité d'environ 1/2 de la taille du corps (Fig. 16d) ------> Sterophiloscia zosterae



23a (4b) Aveugle (pas d'ocelles) (Fig. 17). Complètement blanc ; taille maximale 4mm ; toujours associé avec des fourmis et commun dans leur nid ------> Platyarthrus hoffmanseggi,
cloporte fourmi


23b oeil composé de quelques ocelles ; corps pigmenté ; taille dépassant 15mm ; pas toujours associé aux fourmis ------> 24



24a (23b) Le contour du pléon et du péréon forme une ligne régulière (Fig. 18a) ------> 25

24b Le contour du pleon et du pereon forme un décalage, comme une marche d'escalier (Fig. 18b et 18c) ; ------> Porcellionides, 2 espèces ------> 30



25a (24a) Le contour du corps en coupe transversale est arqué (Fig. 19b) ; les spécimens vivants sont capables de se rouler en boule avec les antennes appliquées sur la face dorsale (Fig. 19a) ------> Cylisticus convexus

25b Les contours du corps en coupe transversale ne sont pas arqués (fig. 19c). Les spécimens vivants sont incapables de se rouler en boule ------> 26



26a (25b) Surface dorsale très lisse sans bosses apparentes ; uropodes longs et pointus, s'élargissant en direction du corps (Fig. 20a ) ; animaux vivants apparaissent lisses et luisants ; espèce rare ------> Porcellio laevis

26b Surface couverte de petites bosses uropodes en forme de lance, large sur le milieu (Fig. 20b, c ; Fig. 21a, b) ; animaux vivants ternes ou légèrement luisants ------> 27



27a (26b)Telson arrondi à l'extrémité (fig. 20b) ------> Porcellio dilatatus


27b Telson pointu à l'extrémité (fig. 20c, 21) ------> 28

NOTE : Les adultes de Porcellio dilatatus est plus large en taille que les 3 autres espèces de Porcellio (comparer la fig. 20b avec la fig. 20a,c et 21a).



28a (27b) Tête uniformément noire et sombre par rapport au reste du corps qui est interrompu mais une rayure distincte trace le milieu (Fig. 20c) chez le spécimen vivant la ligne et toujours bordée avec des taches jaunes disparaissant dans l'alcool à 70% ------> Porcellio spinicornis

28b Tête de la même couleur que le corps qui n'a pas de ligne sombre centrale (fig. 21a,b) ; animaux vivants occasionnellement tachetés avec du jaune sombre mais les taches ne sont pas réunies autour d'une bande centrale mais recouvrent la totalité du corps ------> 29

NOTE : Porcellio spinicornis montre une légère ressemblance avec Oniscus asellus mais ils peuvent être séparer immédiatement en observant le pléopods. P. spinicornis a deux paires de poumons alors que O. asellus n'en a pas.



29a (28b) La marge postérieure du premier segment du péréon est plus ou moins droite (Fig. 21a) ; deux paires de poumons visibles chez les animaux vivant (pas visible dans l'alcool à 70%) ; très commun, connu dans toute l'Angleterre et l'Irlande
Porcellio scaber*
Cloporte rugueux commun
* Un des " Famous Five " très commun

Porcellio scaber (HOPKIN 1991)
29b La marge postérieure du premier segment du péréon est nettement courbée (Fig. 21b) ; cinq paires de poumons visibles chez l'animal vivant (invisible dans l'alcool à 70%) ; restreint au sud-est de l'Angleterre et au centre des terres ------> Trachelipus rathkei



30a (24b) Couleur jaune crème à marron rougeâtre tacheté avec du brun et du gris foncé ; un bourrelet longe chaque segment du péréon (Fig. 22a) ------> Porcellionides cingendus

30b Couleur uniforme gris bleuâtre ou occasionnellement orange ; pas de bourrelet sur le péréon (Fig. 22b) ; animaux vivants généralement recouverts d'un gris-bleu éclatant aisément effaçable et qui disparaît dans l'alcool ------> Porcellionides pruinosus



31a (1b) oeil composé d'un ocelle proéminent (Fig. 23a) ------> Eluma purpurascens


31b oeil composé de plusieurs ocellés (Fig. 23b) ------> Armadillidium (six espèces, Fig. 25) ------> 32
Armadillidium vulgare (HOPKIN 1991)



32a (31b) Animaux vivants qui sont de couleur sable pâle qui se décolore en blanc dans l'alcool à 70%. Taille maximale de 6 mm ; surface dorsale recouverte de minuscules épines (Fig. 25f) ; la septième paire de pattes des mâles possède un coude (Fig. 25x) ; rare seulement en bord de mer, restreint aux ceintures de sable et aux marais salants ------> Armadillidium album

32b Animaux vivants, gris-ardoise, roses ou marrons ou tachetés avec du jaune, du noir, du brun ou de l'orange et se décolorent dans l'alcool à 70%, quelques espèces dépassant 20 mm de longueur; surface dorsale lisse (Fig. 25a-e); septième paire de pattes mâles sans coude à la base (Fig. 25s-w) ; non restreint aux bords de mer ------> 33



33a (32b) Sur le front, le scutellum fait sailli entre les antennes en formant une sorte de "museau" (Fig. 25i) ; les animaux vivants appliquent leurs antennes sur le dessus de leur dos lorsqu'ils se roulent en boule (Fig. 25c) ------> Armadillidium nasatum

NOTE : Orientez l'animal de façon à observer sa tête de face ; un bon éclairage peut vous aider.

33b Sur le front le scutellum ne fait pas sailli (fig. 25g, h, j, k) ; les animaux vivants rentrent leurs antennes à l'intérieur de la boule (fig. 25a, b, d) ------> 34



34a (33b) Bord postérieure du premier segment du péréon taillé en biseau (Fig. 25d) ; taille maximale de 5 mm ; l'extrémité du telson est large par rapport à sa taille (Fig. 25p) ; la septième paire de pattes du mâle possède une frange de poils sur l'intérieur de l'ischium (Fig. 25v) ; le scutellum s'étend sur toute la largeur de la tête (Fig. 25j)------> Armadillidium pulchellum

NOTE : Les spécimens de Armadillidium pulchellum et A. pictum, ont une grande tache sur le septième segment du péréon alors que toute les autres couleurs s'estompent (Fig. 25d, e).

34b Pas de cassure lorsque le péréon s'enroule (Fig. 25a, b, e) ; quelques espèces dépassent 20 mm de longueur ; l'extrémité du telson est étroite par rapport à la taille (Fig. 25m, n, q) ; la septième paire de pattes sans frange à l'intérieur de l'ischium (Fig. 25s, t, w) ; la bosse du scutellum n'est pas toujours étendue tout autour de la tête (Fig. 25g, h, k) ------> 35



35a (34b) L'animal vivant forme une brèche lorsqu'il s'enroule il est ainsi inapte à former une boule parfaite (Fig. 25b) ; il reste toujours en forme de pince même quand on l'embête ; le scutellum laisse apparaître une légère bosse sur le haut de la tête (Fig. 25h) ; les segments du pléon semblent s'écarter comme les plis d'une jupe (Fig. 25n) ------> Armadillidium depressum

35b L'animal vivant forme une sphère parfaite, sans brèche lorsqu'il s'enroule (Fig. 25a, e) ; il s'enroule toujours lorsqu'on le dérange ; le scutellum ne fait pas sailli sur le front de l'animal (Fig. 25g, k) ; les extrémités des segments du pléon semblent parallèles (Fig. 25m, q) ------> 36



36a(35b) Animal vivant brun sombre ou noir avec des taches jaunes vives ou verdâtres ; spécimens conservés dans l'alcool à 70% sont tachetés d'un gris sombre avec une importante tache à l'extrémité du septième segment du péréon (Fig. 25e) ; taille maximale 9 mm ; pléopodes du mâle identique de ceux de la Fig. 24b ; extrêmement rare ------> Armadillidium pictum

36b Animal vivant ou dans l'alcool d'un gris uniforme brun, rose ou noir mais s'il est tacheté il n'y a pas de grosse tache sombre à l'extrémité du septième segment du péréon (Fig. 25a) ; l'animal dépasse 18 mm de longueur ; pléopodes du mâle correspond à la Fig. 24a ; extrêmement commun dans le sud-est de l'Angleterre et l'Irlande et plus particulièrement sur la côte et synanthropique au nord et à l'est de cette zone. ------> Armadillidium vulgare*
*Un des " Famous Five "
espèces très communes





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