Cle de la Faune de France des Isopodes Terrestre par Vandel






VANDEL A., 1962:"Faune de France 64 et 66 : les Isopodes terrestres, tome 1et 2". Office central de faunistique. Ed. Paul LECHEVALIER PARIS






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idae : Famille
inae : sous famille




Infos utiles extraites de la Faune de France sur les espèces cosmopolites et expansives




TABLEAU DE DETERMINATION DES FAMILLES D'ONISCOIDES POSSEDANT DES REPRESANTANTS FRANÇAIS.

A. Uropodes rabattus sur la face ventrale du corps, invisibles en vue dorsale. . . . . . . Tylidae
- Uropodes saillants à la partie postérieure du corps, toujours apparents en vue dorsale. . . . . . . B.
B. Flagelle de l'antenne beaucoup plus grêle que le reste de l'appendice et constitué d'articles peu distincts les uns des autres, de telle sorte qu'à un examen superficiel, le flagelle parait indivis. . . . . . . . C.
- Flagelle de l'antenne constitué d'articles nettement séparés les uns des autres. . . . . . . . D.
C. Formes non volvationnelles. . . . . . . Trichoniscidae.
- Formes volvationnelles. . . . . . . . Buddelundiellidae.
D. Flagelle de l'antenne constitué de 10 à 20 articles. . . . . . . Ligiidae.
- Flagelle de l'antenne constitué de 2, 3 ou 4 articles. . . . . . . E.
E. Pas de pseudotrachées. . . . . . . . F.
- Des pseudotrachées. . . . . . . . J.
F. Formes volvationnelles. . . . . . . . G.
-Formes non volvationnelles. . . . . . . . H.
G. Des sillons sur le céphalon et le péréionite I, destinés à recevoir les antennes. . . . . . . . Tendosphaeridae.
- Pas de sillons destinés à recevoir les antennes. . . . . . . . . . Sphaerobathytropa (Eubélidé).
H. Flagelle de 2 articles. . . . . . . . I.
- Flagelle de 3 articles. . . . . . . . 0niscidae.
I. Des pièces coxales sur les segements II-VII. Formes halophiles. . . . . . . . Stenoniscidae.
- Pas de pièces coxales sur les segments II-VI I. Formes endogées ou myrmécophiles. . . . . . . Squamiferidae.
J. Formes non volvationnelles (Porcellium conspersum présente defaibles dispositions volvationnelles). . . . . . . .. Porcellionidae.
- Formes volvationnelles. . . . . . . . K.
K. Deux paires de pseudotrachées. . . . . . Armadillidiidae.
-Cinq paires de pseudotrachées. . . . . . . L
L. Antennes se repliant à l'intérieur, du corps lors de la volvation. . . . . . . . Armadillidae.
-Antennes se repliant à l'extérieur du corps lors de la volvation. . . . . . . . Cylisticidae.





TABLEAU DE DÉTERMINATION DES REPRÉSENTANTS FRANÇAIS DE LA FAMILLE DES TYLIDAE.
Sous-Famille TYLINAE HELLERIINAE
Tylos latreillei audouin, 1825 Helleria brevicornis Ebner, 1868
Chromatophores... ...séparés les uns des autres. ...fusionnés en réseau.
Lames génales... ...individualisées (fig. 45). ...non individualisées (fig. 46).
...Pléonites libres. ...Tergites pléonaux soudés.
Poches pseudotrachéennes... ...nombreuses (4-11) (fig. 24). ...au nombre de une ou deux (fig. 25).
Uropodes... ...recouvrant les pléopodes postérieurs (fig. 27). ...réduits, recouvrant seulement le cône anal (fig. 28).





TABLEAU DE DÉTERMINATION DES REPRÉSENTANTS FRANÇAIS DE LA FAMILLE DES LIGIIDAE.

A. Endopodite de l'uropode s'insérant au même niveau que l'exopodite (fig.528).Formes halophiles. . . . . . . . . .. B.
- Endopodite de l'uropode s'insérant à l'extrémité d'un long processus développé à l'angle interne du basis (fig. 26). Formes humicoles. . . . . . . . . . . . . Ligidium hypnorum.
B. Antennes courtes et robustes ; flagelle de 11 à 14 articles. Telson encadré par deux dents latérales aiguës (fig. 52 A). . . . . . . . . . Ligia oceanica.
- Antennes longues et fines ; flagelle de 20 à 22 articles (fig. 16B). Telson dépourvu de dents latérales, mais présentant deux dents sublatérales très obtuses (fig. 54B) . . . Ligia italica.




FAMILLE DES TRICHONISCIDAE
- VERHOEFF (1908 b, 1936 ai et HACOVITzA (1908) ont divisé la famille des Trichoniscidae en deux sous-familles : celle des Trichoniscinae et celle des Haplophlhalminae. Encore qu'engagées dans des évolutions phylétiques divergentes, celle des Trichoniscinae ayant varié à l'infini la structure de son appareil copulateur, celle des Haplophlhalminae ayant réalisé des combinaisons extrêmement diverses de l'ornementation tégumentaire, ces deux sous-familles doivent rester étroitement associées, car leur appareil copulateur est construit sur le même type. Les représentants du genre Mikloniscus établissent par ailleurs d'incontestables termes de passage entre les deux sous-familles.



TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DE LA SOUS FAMILLE TRICHONISCINAE POSSÉDANT DES REPRÉSENTANTS EN FRANCE

(Tous les caractères sexuels invoqués dans ce tableau se rapportent au mâle).

A. En dopodite du pléopode 1 représenté par une lame allongée, dépourvue de tige à son extrémité (fig. 64C) .. . . . . . . . B.
- Endopodite du pléopode 1 terminé par une tige ciliée (fig, 110 A) ou un bâtonnet ( fig, 145 E) ou un appareil paracopulateur(fig.32). . . . . .. C.
B. Endopodite du pléopode 2 terminé par une pointe très longue et très fine (fig. 658). . . . . . . Escualdoniscus (p,147).
- Endopodite du pléopode 2 terminé par une pointe courte, renflée à son extrémité (fig. 64 E). . . . . . Finaloniscus Briani Vandel, 1953.
C. Exopodite du pléopode 1 portant 1 ou 0 tiges ciliées. . . . . . . E.
- Exopodite du pléopode l portant 2 tiges ciliées. . . . . .. . . D.
- Exopodite du pléopode l portant 3 tiges ciliées. . . . . .. . . Scotoniscus macromelos Racovitza 9 sous espèces (flanc nord des Pyrénées).
D. Endopodite du pléopode 1 portant une tige ciliée (fig. 110 A). . . . . . . . Trichoniscoides.
- Endopodite du pléopode 1 portant un bâtonnet rigide (fig.145 E). . . . . . . . . . . . Metatrichoniscoides.
E. Endopodite du pléopode 1 termifié par une tige ciliée. . . . . . G.
- Endopodite du pléopode 1 transformé en appareil paracopulateur(fig.32). . . . . . . . . F.
F. Téguments lisses ou faiblement granuleux ; oeil formé de trois ommatidies disposées en triangle . . . Trichoniscus.
- Téguments fortement tuberculeux ; oeil formé d'une seule ommatidie. . . . . . . . . . . . . . . . Miktoniscus.
G. Endopodite du pléopode 2 à extrémité évasée, constituant un organe copulateur complexe (fig. 67 D et E). Hyloniscus riparius (C. L. Koch, 1938).
- Endopodite du pléopode 2 terminé en une pointe aiguë ou mousse.. . . .. .. .. . .. . . . . H.
H. Meros et carpes du péréiopode VII formant une pince en forme de casse-noix (fig. 74 B et C). . . . . . Androniscus.
- Pas de pince en casse-noix au péréiopod e VII . . . . . . . . . . I.
I. Exopodite du pléopode 1 constitué par une lame triangulaire. . . J.
- Exopodite du pléopode 1 constitué par une lame de forme complexe . . . . . . . . . . . . K.
J.Endopodite du pléopode 2 bi-articulé (fig. 68 D) . . . . . . . . Spelaeonethes medius (Carl, 1908).
-Endopodite du pléopode 2 tri-articulé (fig. 73 B). .. . . . . . . Alpioniscus feneriensis (Parona, 1880).
K. Exopodite du pléopode 1 fortement échancré ; meros du péréiopode VII dépourvu de crochet. . . . . . . . . .. . . L.
- Exopodite du pléopode 1 non échancré, mais terminé par une longue pointe (fig. 78 C) ; meros du péréiopode VII portant un crochet (fig. 788). . . . . . . Nesiotoniscus corsicus Racovitza, 1908 (4 sous espèces).
L. Processus interne de l'exopodite du pléopode 1 simple (fig. 82C). . . . . . . . . . . . . . . . . 0ritoniscus.
- Processus interne de l'exopodite du pléopode 1 trilobé (fig,107). . . . . . . . . .. . . . .. Phytamoniscus(p.228).




Gen. Escualdoniscus
-Appareil oculaire formé de trois ommatidies ; endopodite du pléopode 2 mâle à article distal progressivement effilé (fig. 65 B). . . . . . . . . Escualdoniscus triocellatus Vandel, 1948
-Appareil oculaire absent; endopodite du pléopode 2 à article distal brusquement rétréci (fig. 66 Dl. . . . . Escualdoniscus coiffaiti Vandel, 1948



Gen. Androniscus TABLEAU DE DÉTERMINATION DES DEUX ESPÈCES FRANÇAISES
- En dopodite du premier pléopode mâle à palette striée transversalement. Endopodite du second pléopode mâle sans dents, ou lorsqu'il est garni de dents, ces dents sont insérées sur le bord externe de l'appendice. . . . A. (Roseoniscus) roseus roseus (C. L. Koch, 1897).
- Endopodite du premier pléopode mâle à palette non striée transversalement, Endopodite du second pléopode mâle portant des dents sur son bord interne, A (Dentigerouiscus) dentiger dentiger Verhoeff, 1908.



Gen. Oritoniscus TABLEAU DE DETERMINATION DES ESPÈCES
(Les espèces non représentées en France sont marquées d'un astérisque).
A. Téguments lisses. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B.
- Téguments granuleux... .. . . . . . . . . . . .. . . . F.
B. Tige de l'exopodite 1 extrémement forte.. .. . .. . .. .. C.
- Tige de l'exopodite 1 longue et mince. . . .. . .. . . . . . D.
C. Basis du péréiopode VII mâle très fortement renflé. . . 11. paganus.
-Basis du péréiopode VII mâle non renflé.. . .. . . . . condei*.
D. Lobe externe de l'exopodite 1 puurvu d'un lobule détaché. En général, décoloration plus ou moins marquée. . . . 3. pyrenaeus.
- Lobe externe de l'exopodite 1 dépourvu de lobule détaché . . . . E.
E. 4-6 mm. Coloration carminée. 3-4 rangées de soies sur chaque tergite péréial. . . . . . . . . . 1. bonadonai.
- F-7 mm. Coloration violette. 9-10 rangées de soies sur chaque tergite péréial. . . . . . . . . . 2. flavus.
F. Extrémité de l'endopodite 2 terminée par une pointe fine et aiguê. .. . . . . . . . . . . . . . J.
- Extrémité de l'endopodite 2 terminée par une tige cylindrique à pointe mousse ou tronquée.. . . .H.
- Extrémité de l'endopodite 2 évasée en entonnoir ou en spatule. . . . . . . . . . . . . . . . . . G.
G. Extrémité de l'endopudite 2 évasée en entonnoir. Exopodite 1 quadrangulaire, aussi large que long. . .. .. 13. vandefi.
- Extrémité de l'endopodite 2 spatuliforme. Exopodite 1 rectangulaire, plus long que large. . . . .14. dehnasi.
H. Exopodite 1 plus long que large. . . . . . .delmasi intermixtus.
- Exopodite 1 plus large que long.. . . .. . . . . . . . . . . I.
I. Lobe interne de l'exopodite 1 quadrangulaire. . . . . . . 12. virei.
- Lobe interne de l'exopodite 1 arrondi. . . . . . . . . 4.bonneti.

J. Lobe interne de l'exopodite 1 très allongé et étroit. . . . 5. trajani.
- Lobe interne de l'exopodite 1 ni très allongé ni étroit . . . . . . K.
K. Propodos VII mâle pourvu d'une palette écailleuse latérale . . . L.
- Propodos VII mâle sans palette écailleuse latérale. . . . coiffaiti*.
L. Un organe glandulo-pilifére sur le premier tergite mâle. 6. notabilis.
- Pas d'organe glandulo-pilifère . .. . . . . . . . . . . . . M.
M. Lobe interne de l'exopodite 1 quadrangulaire ou rectangiulaire.... . .. . . 7. erenlitus.
-Lobe interne de l'exopodite 1 allongé. .. . . . .. . . . .. N.
N. Lobe interne de l'exopodite 1 denté ou crénelé. . . . . . 8. ribauti.
-Lobe interne de l'exopodite 1 trilobé (rarement bilobé). . 10. despaxi.
-Lobe interne de l'exopodite 1 terminé par un mu cran . . . . . . O.
O. Un ocelle. Basis VII mâle renflé. . . . . . . . . . . . 9. fouresi.
- Pas d'ocelle. Basis VII mâle non renflé. . . . henrici*.




Gen. Phymatoniscus TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES

- Exopodite du premier pléopode mâle présentant un lobe interne terminé par une longue pointe, flanquée à sa base, et sur chacun de ses côtés d'une bosselure plus ou moins saillante.. . . . .. . . . Phymatoniscus propinquus (Carl, 1908).
- Exopodlte du premier pléopode mâle présentant un lobe interne très nettement trilobé. . . . . . . . . .Phymatoniscus tuberculatus (Racovitza, 1907) 4 sous espèces.

Gen. Trichoniscoides TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES
Abréviations :
Per. VII = septième péréiopode mâle.
Exopodite 1 = exopodite du premier pléopode mâle.
Endopodite 1 = endopodite du premier pléopode mâle.
Exopodite 2 = exopodite du second pléopode mâle.
Endopodite 2 = endopodite du second pléopode mâle.
A. Per. VII semblable dans les deux sexes. .. . . . . . . . . . B.
-- Per. VII différent dansles deux sexes. . . . . . . . . . . . . L.
B. Extrémité de l'endopodite 2 non bifurquée ; tiges de l'exopodite 1 insérées directement sur le corps de l'appendice. . . . . C.
- Extrémité de l'endopodite 2 bifurquée (fig, 132 C) ; tiges de l'exopodite 1 portées par un pédoncule (fig, 132 A). 17. helveticus.
C. Article basal de l'eudopodite 1 dépourvu de lobe distal ; tige ciliée s'insérant à l'extrémité de l'article ( fig. 126 A). . . . . D.
- Article basal de l'endopodite 1 pourvu d'un lobe distal plus ou moins développé ; tige ciliée s'insérant latéralement, (fig. 110A). . . . . . G.
D. Tiges de l'exopodiLe 1 très courtes. . . . . . . . . . . . . . E.
- Tiges de l'exopodite 1 moyennes ou longues. . . . . . .. . . F.
E. Pointe de l'eudopudite 2 courte (fig. 128 E). . . . . . 14. heroldi.
- Pointe de l'eudopodite 2 extrêmement longue et fine (fig.114B). . . . . 3. saeroensi.
F. Endopodite 2 : longueur de l'article distal égale à 3 ou 4 fois la longueur de l'article proximal (fig. 126 B). . . . . 13. nixtus.
- Endopodite 2 : longueur de l'article distal égale à 1,5 ou 2 fois la longueur de l'article proximal. Article distal terminé par un crochet recourbé à pointe trés fine (fig. Ils B). . 4. jeanneli.
G. Endopodite 2 terminé par un lobe membraneux flanqué d'un flagelle (fig, l18 D). . .. . . ... 7. fouresi.
- Endopodite 2 terminé par une pointe. . . . . . . . . . . . . H.
H. Endopodite 2 se rétrécissant brusquement à son extrémité en formant une pointe courte et aiguë (fig, l19E). . . . .. .. I.
- EndopodiLe 2 à extrémité s'effilanL progressivement en une pointe longue et droite. . . .. . . . .. . J.
- Endopodite 2 s'effilant en une pointe très courte et recourbée (fig.117C). . . . 6. davidi.
- Endopodite 2 se terminant par une pointe ou un cuilleron nettement détaché du reste de l'article. . . . K.
I. Tiges de l'exopodite 1 peu différentes l'une de l'autre (fig. 116A). . . .. 5. arcangelii.
- Tiges de l'exopodite 1 très différentes l'une de l'autre, la tige interne étant très réduite (fig, 119 C). . . . . . 8. picturarum.
J. Du pigment ou pas de pigment suivant la sous-espèce. Pointe terminale de l'endopodite 2 soutenue par un axe chitineux (fig. 110B). . . . .. . . 1. albidus.
- Jamais de pigment. Pointe terminale de l'endopodite 1 dépourvue d'axe chitineux (fig. 112C). .. .. 2. modestus.
K. Endopodite 2 se terminant par un cuilleron assez court,non cilié (fig. 130D). . . . .. . . 16. pulchellus.
- Endopodite 2 se terminant par une pointe longue, recourbée en crochet et garnie de soies (fig.129B)... . . . . 15. remyi.
L. Per. VIl : crochet méral portant à son extrémité une courte soie (fig, 120B).. . . . . . . . . . M.
- Per. VII : crochet méral portant à son extrémité une tige longue et forte (fig.120B). . . . .. . 12. bonneti.
M. Per. VII : propodos dépourvu de protubérance. Tige interne de l'exopodite 1 plus ou moins réduite, mais cependant présente (fig. 122 E). . . . . . . . . . . N.
- Per. VII : propodos muni d'une protubérance qui forme pince en s'associant avec la tige St du carpes (fig. 121 B). Tige interne de l'exopodite 1 vestigiale (fig, 121 C) ou même absente (subsp. furcillalus) (fig, 121 E). . . . . 10. cadurcensis.
N. Per. VII : crochet méral robuste et rapproché de l'arête sternale (fig. 120 B). Base de l'article distal de l'endopodite 2 portant une protubérance (fig,120 D). . . . . . . . . 9. sarsi.
-Per. VII : Crochet, méral grêle, écarté largement de l'arête sternale (fig, 122 D). Base de l'article distal de l'endopodite 2 sans protubérance. . . . . . 11. consoranensis.


Gen. Metatrichoniscoides TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES.
A. Extrémité de l'endopodite du second pléopode mâle, arrondie. . . . . . . 1. leydigi.
- Extrémité de l'endopodite du second pléopode mâle, pointue. . . . . . . . B.
B. Extrémité de l'endopodite du premier pléopode, mâle, renflée et terminée par un mucron ou des écailles. . . . . 2. fouresi.
- Extrémité de l'endopodite du premier pléopode mâle, dépourvue de différenciation.. . . . . . . . . . . 3. nemausiensis.



Gen. Trichoniscus TABLEAU DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES.
Douze espèces appartenant au genre Trichoniscus ont été signalées en France. Le tableau ci-dessous permet de les déterminer. Il se fonde presque exclusivement sur les caractères sexuels du mâle ; aussi, est-il à l'ordinaire impossible de déterminer des représentants du genre Trichoniscus lorsque l'on ne dispose que de femelles.

A. Des organes glandulo-pilifères sur le premier et le second pléonites du mâle (fig. 163 et 167). . . . . . . . . . . . . . . B.
- Pas d'organes glandulo-pilifères sur le pléon du mâle. . . . . . . C.
B. Organes glandulo-pilifères latéraux, les organes droits et gauches largement séparés l'un de l'autre ( fig. 164). . . 11. darwini.
- organes glandulo-pilifères droits et gauches rapprochés sur la ligne médiane et plus ou moins fusionnés (fig.167). . . . 12. korsakovi.
C. Un dimorphisme sexuel antennaire intense, le quatrième article de l'antenne du mâle étant renflé et renfermant un organe glandulo-pilifère (fig.160). . . . . . . . . 9. biformatus.
- Pas de dimorphisme sexuel antennaire . . . . . . . . . . . . D.
D. Une fossette médiane sur la partie antérieure du vertex du mâle (fig. 162). . . . . .. . . . . 10. nicaeensis.
- Pas de fossette sur le vertex du mâle . . . . . . . . . . . . . E.
E. Formes normalement pigmentées ; téguments renfermant un réseau continu et serré de chromatophores.. . . . . . . . . F.
- Formes plus ou moins dépigmentées, grisâtres, blanchâtres ou blanches ; réseau pigmentaire lâche, discontinu, parfois totalement régressé . . . . . . . G.
F. Exopodite du premier pléopode mâle formant sur son bord externe un angle saillant (fig. 151) ; extrémité de l'exopodite dépourvue de soies. . . . . . . 2. alemannicus.
- Exopodite du premier pléopode mâle à bord externe arrondi et portant des soies à son extrémité (fig. 150). . . . . 1. pusillus.
G. Endopodite du premier pléopode mâle à article distal divisé par une cloison transversale (fig.157). . . . . . . . H.
- Endopodite du premier pléopode mâle à article distal non cloisonné. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . I.
H. Endopodite du premier pléopode mâle à extrémité recourbée du côté interne et à pointe mouchetée (fig. 157) . . . . 6. pedronensis.
- Endopodite du premier pléopode mâle à extrémité droite et non mouchetée. . . . . . . .. . . . . . . . . 5. jeanneli.
I. OEil normal, formé de trois ommatidies. . . . . . . . . . . . . J.
- OEil dégénéré, formé de une ou deux ommatidies rudimentaires, parfois complètement absent. Des restes de réseau pigmentaire. Exopodite du premier pléopode mâle à extrémité pointue (fig. 159). . . . 8. halophilus.
- OEil absent. Coloration d'un blanc de lait, conséquence de l'absence totale de pigment. Exopodite du premier pléopode mâle à extrémité arrondie (fig. 155). . . . . . . . . . 4. voltai.
J. Exopodite du premier pléopode mâle présentant une encoche sur son bord esterne (fig. 154) . . . . . . . . . . 3. pygmaeus.
- Exopodite du premier pléopode mâle allongé, dépourvu d'encoche sur son bord esterne (fig. 158) . . . . . . . . . 7. fragilis.



Gen. Miktoniscus -Deux espèces de Miktoniscus se rencontrent en France. Elles peuvent être distinguées de la façon suivante :

- Exopodite 1 soutenu sur son bord externe par une forte côte ; endopodite 1 à article distal recourbé et finement strié transversalement. . . . . . . vandeli Bonnefoy, 1945.
- Exopodite 1 dépourvu de côte ; endopodite 1 à article distal droit, présentant une extrémité en forme de vis. . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . patiencei Vandel, 1946.



TABLEAU DE DÉTERMINATION DES GENRES DE LA SOUS-FAMILLE HAPLOPHTHALMINAE POSSÉDANT DES REPRÉSENTANTS EN FRANCE

A. Corps aplati ; tubercules céphaliques, côtes péréiales et protubérances pléonales faiblement ou modérément saillants. . . . . . . Haplophthalmus.
- Corps convexe ; tubercules céphaliques, côtes péréiales et protubérances pléonales très développés et fortement saillants. . . . . B.
B. Pléonite 3 orné de deux protubérances indépendantes l'une de l'autre ; une seule paire de côtes péréiales, largement écartées l'une de l'autre. . . . . Cyphotendana dalmazzensis Verhoeff.
- Pléonite 3 orné d'une protubérance unique, simple ou bilobée. . . . . . . . . . . C.
C. Protubérance du pléonite 3 profondément bilobée. . . . . . . . . . . . . . . . . Carloniscus dollfusi (Carl, 1908).
- Protubérance du pléonite 3 simple. . . . . . Cyrnoniscus remyi Vandel, 1953.



Gen. Haplophthalmus -TABLEAUX DE DÉTERMINATION DES ESPÈCES FRANÇAISES.

Nous donnons deux tableaux de détermination des espèces françaises du genre Haplophlhalmus. Le premier fait appel aux caractères de l'ornementation et à la disposition des côtes ; le second se fonde sur les caractères sexuels propres au mâle. Le premier tableau permet de déterminer les femelles ; mais, il convient de faire remarquer que l'examen des femelles seules ne conduit que rarement à une détermination absolument certaine.
Seule, l'étude des caractères sexuels mâles autorise à porter un jugement motivé et à établir un diagnostic rigoureux.
PREMIER TABLEAU FONDÉ SUR LES CARACTÈRES DE L'ORNEMENTATION.

A. Côtes tergales indistinctes. Tubercules du troisième pléonite extrêmement bas et très peu apparents [groupe danicus). . . . . . . 1. danicus.
- Côtes tergales nettes, saillantes, ainsi que les protubérances du troisième pléonite. . . . .. . . . . . . . B.
B. Tergite VII : côte d considérable, très saillante, large, ovoïde, garnie de deux rangées de soies-écailles (fig. 185 D). Tergite 3 (fig. 185 E) surmonté de deux bosses considérables ovoïdes, rapprochées à la base, divergeant vers l'extérieur (groupe gibbosus). . . . . . . . 10. gibbus.
- Tergite VII : côte d plus ou moins développée, mais ne portant jamais qu'une seule rangée de soies-écailles. Tergite 3 orné de deux bosses plus ou moins développées, écartées l'une de l'autre et disposées parallèlement (groupe mengei) . . . . C.
C. Tergite VII : cinq paires de côtes bien développées (a, x, b, c et d). . . . . . . . . . 9. apuanus.
- Tergite VII : côte c plus ou moins réduite, jamais entière ; côte b bien développée, souvent élargie à sa partie antérieure (fig. 179 et 181). . . . . . . 8. provincialio.
- Tergite VII : côte c bien développée, entière ; côte b rudimentaire, réduite à sapartie antérieure. . . . . . . . ... . D.
D. Tergite I : côte c courte, réduite à sa moitié antérieure (fig. 178). . . . . . . . . . . 7. teissieri.
- Tergite I : côte c entière ou divisée, mais occupant toute la longueur du tergite.. . . . . . . . . . . . . . . . .. . .E.
E. Tergite I : côte c divisée en deux segments fortement décalés l'un par rapport à l'autre (fig. 174 et 175). . . .. . . 4. bonadonai et 3. meridionalis.
- Tergite I : côte c entière ou divisée ; lorsque la côte c est divisée, les deux portions sont dans le prolongement l'une de l'autre. . . . . .. . . . . . F.
F. Tergite VII : côte d plus forte et plus saillante que c. . . . . . . . 5. transiens.
- Tergite VII : côtes c et d présentant un développement analogue (fig. 173). . . . . . . 2. mengei et 6. perezi.

SECOND TABLEAU FONDÉ SUR LES CARACTERES SEXUELS MÂLES.

(Per. VII = septième péréiopode ; PI 1 = premier pléopode.)

A. Uropode du mâle possédant un endopodite 1 1/2 fois plus long que l'endopodite, et terminé par une tige très forte et unique (fig. 184). .. . . . . . . . . .. . . . . . 9. apuanus.
- Uropode du mâle présentant un endopo dite et un exopodite de longueur analogue, et terminés par un bouquet de soies . . . . B.
B. Per VII : lobe carpien très développé, saillant, limitant à sa base une profonde dépression en forme de gorgeret. Tige a3 forte, dirigée obliquement en direction du méros (fig. 172 et 175). . . . . . . . . . . . C.
- Per. VII : lobe carpien faiblement ou modérément développé, à peine saillant ; dépression basilaire du carpos peu profonde. Tige a3 dirigée vers le propodos ou transversale. . . . . D.
C. PI 1 : endopodite terminé par une pointe allongée, fusiforme, ornée de stries fines et nombreuses (fig. 172 C). . . 1. danicus.
- PI 1 : endopodite terminé par une pointe courte, conique, en forme de vis, présentant seulement 4-5 fortes stries (fig. 175 D). . . . . . . . . 4. bonadonai.
D. Per. VII : tiges a1 et a2 du lobe carpien écartées l'une de l'autre. . . . . . ... . E.
- Per. VII : tiges ai et a2 du lobe carpien étroitement jumelées (fig. 178B). ... . . . 7. teissicri.
E. Per. VII : tige stemale du carpos (st) normalement développée chez le mâle, plus longueque a2 et as.. . . .. . . . . . F.v - Per. VII : tige stemale du carpos (st) réduite chez le mâle, plus courte que a2 et a3, ou tout au plus de longueur égale (fig. 181C). . . . . . . .. 8. provilicialis subsp. provincialis.
F. Per. VII : tige a du méros orientée perpendiculairement à l'axe de l'appendice (fig. 179 D) . . . . . . . . . . . . . G.
- Fer. VII : tige a du méros orientée parallèlement à l'axe de l'appendice, et orientée vers le carpos (fig. 177A) . . . . I.
G. Pl 1 : extrémité de l'endopodite nettement élargie à son extrémité (fig. 173F). . . . . . . . . . . . . . . . . . . H.
- Pl 1 : extrémité de l'endopodite non élargie, à côtés parallèles (fig. 179 E) . . . provincialis subsp. transfixus et korsakovi.
H. Pl 1 : extrémité de l'endopodite ornée de siries fines ; son bord externe lisse (fig. 173F). . . . . . . . . . . . . 2. mengei.
- Pl 1 : extrémité de l'endopodite ornée de stries assez fortes ; son bord externe crénelé. . . . . . . . . . . . 3. meridionalis.
I. Per. VII : tige a1 du carpos énorme, renflée, ainsi que les trois tiges basilaires du propodos (fig. 177 A). . . . . . . perezi.
- Per. VII : tige ai du carpos normale, ainsi que les tiges du propodos(fig. 176A). . . . . . . . . . . . J.
J. Pl l : extrémité de l'endopodite fusiforme, pointue, garnie de stries très fines. Extrémité de l'exopodite arrondie(fig.176B). . . .transiens.
- Pl l : extrémité de l'endopodite ovoïde, parcourue par de fortes stries qui forment des crénelures sur la face externe. Extrémités de l'endopodite pointue (fig.185 I). .. . . gibbus.




DIVISION DE LA FAMILLE DES BUDDELUNDIELLIDAE.
- La famille des Buddelundiellidae ne comprend que deux genres : Buchnerillo Verhoefl et Buddelundiella Silvestri. A la suite des remarques fort pertinentes de PALMÉN (1948), il convient de les classer dans deux sous-familles : celle des Buchnerilloninae et celle des Buddelundiellinae que l'on doit tenir pour les représentants, sur le plan volvationnel, des deux divisions majeures des Trichoniscidae : les Trichoniscinae et les Haplophlhalminae. L'ornementation granuleuse de Buchnerillo rappelle celle du Trichonisciné Mikloniscus, tandis que la disposition des côtes de Buddelundiella appartient de toute évidence au même type que celle des Haplophlhalminae.



*Buchnarillo littoralis Verhoeff, 1942



Gen. Buddelundiella
-Péréonite VII orné de deux paires de côtes . . . . . B. zimmeri Verhoeff, 1930
-Péréonite VII orné de trois paires de côtes . . . . . B. cataractae Verhoeff, 1930


FAMILLE DES STENONISCIDAE
*Stenoniscus pleonalis Aubert et Dolfus, 1890 (2ss esp)




FAMILLE DES TENDOSPHAERIDAE
*Tendosphaera verrucosa Verhoeff, 1930



FAMILLE DES SQUAMIFERIDAE
Cette famille renferme deux genres comprenant des représentants français : Trichorhina et Platyarthrus. On peut les distinguer grâce à la clef suivante :

-Antennes normales . . . . . . . . . . . . . . . . . . Trichorhina.
-Antennes à cinquième article élargi et aplati . . . . Platyarthrus.



*Trichorhina bonadonai Vandel, 1953


Le genre Platyarthrus referme treize espèces linnéennes et un grand nombre de sous-espèces. Quatre espèces se rencontrent en France. Le tableau suivant permet de les déterminer.

TABLEAU DES ESPÈCES.
A. Telson beaucoup plus long que large. . . . . . . . . . . . . B.
- Telson beaucoup plus large que long. . . . . . . . . . . . . C.
B. Des costulations très légères ; tergites recouverts de grandes soies-écailles très apparentes. . . . . . . . . . . 3. caudatus.
- Des côtes bien nettes et très apparentes. . . . . . 4. costulatus.
C. Pas de côtes ; surface lisse ; corps aplati . . . 1. holfmannseggi.
- Des côtes en général fortes et saillantes, rarement effacées ; corps bombé. . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. schöbli.

*Platyarthrus holfmannseggi Brandt, 1833

*Platyarthrus schöbli Budde-Lund, (1879) 1885

TABLEAU DES SOUS-ESPÈCES FRANÇAISES.

Cinq sous-espèces de Pl. schöbli ont été récoltées en France.
On peut les distinguer grâce au tableau suivant :
A. Côte 4 présente, raccourcie sur le tergite I, mais bien développée sur les tergites II-VI I qui, de ce fait, possèdent six paires de côtes. Côte 5 du tergite I oblique ou recourbée . . . . . esterelanus.
- Côte 4 présente, mais plus ou moins réduite. . .'. . . . . . . B.
- Côte 4 absente ; donc, cinq paires de côtes. . . . . . . . . . . C.
B. Une très courte côte 4 au milieu du tergite I, et au bord antérieur des tergites II-VII. Lobe céphalique médian arrondi. . . . . . . . . . . . intermedius. - Une courte côte 4 sur les tergites I-IV, vestigiale sur les trois derniers tergites. Lobe céphalique médian trapézoïdal, légèrement échancré au bord antérieur. . . . . . . aiasensis.
C. Lobe céphalique médian arrondi. . . . . . . . . . schöbli.
- Lobe céphalique médian trapézoïdal et échancré au bord antérieur. . . . . . . . . codinai.

*Platyarthrus caudatus Aubert et Dolfus, 1890
*Platyarthrus costulatus Verhoeff, 1908 (2 sous espèces)


FAMILLE DES ONISCIDAE

La classification de l'énorme famille des 0niscidae est une oeuvre de longue haleine ; elle est à peine ébauchée aujourd'hui.
On peut, dans l'état actuel de nos connaissances, reconnaître, dans la famille des 0niscidae, huit sous-familles que l'on peut distinguer de la façon suivante. Les sous-familles qui ne possèdent point de représentants en France sont signalées par un astérique.
TABLEAU DES SOUS-FAMILLES.
A. Flagelle antennaire de 2 articles. . . . . . . . . . . . . . . B.
- Flagelle antennaire de 3 articles. . . . . . . . . . . . . . . C.
- Flagelle antennaire de 4 articles. . . . . . . . . Scyphacinae.
- Flagelle antennaire de 5 articles. . . . . . . . Pentoniscinae*.
- Flagelle antennaire de 7-15 articles. . . . . . . Olibrininae*.
B. Corps large, étalé; pléon continuant le péréion; pas d'organe dactylien. . . . . . . . . Balhytropinae.
- Corps allongé, étroit; pléon en retrait sur le péréion ; un organe dactylien. . . . . . . . . . .. Berytoniscinae*.
C. Apophyse génitale bifurquée à son extrémité. . . . . . .Halophilosciinae.
-Apophyse génitale non bifurquée. . . . . . . . . . . . . . . D.
D. Néopleurons petits ou médiocres ; pléon en retrait sur le péréion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Philosciinae.
- Néopleurons grands, étalés ; pléon continuant le péréion. . . . . . . . . . Oniscinae.



SOUS-FAMILLE Scyphacinae
La sous famille des Scyphacinae renferme six genre : Scyphoniscus, Scyphax, scyphacella, Detonella, Deto et Armadilloniscus. Seul, le dernier genre renferme des représentants en France.



Gen. Armadilloniscus
Le genre Armadilloniscus est représenté en France par deux espèces que l'on peut distinguer grâce au tableau suivant :

Armadilloniscus littoralis Budde-Lund, (1879) 1885 Armadilloniscus candidus Budde-Lund,1885
Coloration grise blanche
Réseau pigmentaire dense et serré très lâche, visible seulement au binoculaire.
Lobe céphalique médian très pointu, saillant en triangle à sommet obtus
Ligne frontale présente absente
Ornementation du vertex sept tubercules très apparents tubercules très effacés
Bord externe du protodite de l'uropode semi-circulaire quadrangulaire




SOUS-FAMILLE Halophilosciinae

Un seul genre
Gen. Halophiloscia
SOUS-GENRES d'Halophiloscia. - Le genre Halophiloscia comprend deux sous-genres que l'on peut distinguer grâce au tableau comparatif suivant :

- Taille supérieure à 5 mm. Premier pléopode mâle : exopodite présentant une pointe bien marquée ; ses bords sont garnis de soies. Endopodite terminé en général par une pointe plus ou moins longue (sauf chez ischiana, où elle fait défaut). . . . . . . . Halophiloscia.
- Taille égale ou inférieure à 5,5 mm. Premier pléopode mâle: exopodite dépourvu de pointe, ou muni d'une pointe à peine indiquée; exopodite dépourvu de soies. Endopodite terminé par une courte pointe conique, et un grand lobe transversal. . . . . . . . Stenophiloscia.
Sous-genre Halophiloscia VERHOEFF, 1908.
Ce sous-genre renferme une dizaine d'espèces dont quatre ont été récoltées sur les côtes de France. Le tableau suivant permet de les déterminer. Rappelons au lecteur que si la détermination des mâles est aisée, celle des femelles est délicate, en l'absence d'échantillons de comparaison.

TABLEAU DES ESPÈCES.
A. Grande taille (10-12 mm) ; téguments lisses recouverts d'un revêtement dense de courtes soies. Endopodite du premier pléopode mâle terminé par une extrémité arrondie, flanquée du côté interne par une forte pointe (fig. 242 D et E).. . . . . . . . . . 3. hirsuta.
- Taille moindre (5-10 mm). Téguments dépourvus de soies ou portant des soies espacées. . . . . . . . . . . . . . . B.
B. Vertex et péréionites garnis de rangées de fines granulations. Endopodite du premier pléopode mâle terminé par un talon interne et une pointe externe (fig. 240 B et C) . . . . . . . . . 2. tyrrhena.
- Téguments lisses. . . . . . . . . . . C.
C. Téguments à peu près complètement dépourvus de soies (à l'exception des noduli lalerales). Endopodite du premier pléopode mâle à extrémité tronquée obliquement et portant du côté externe une forte pointe (fig. 238 B). . . . . 1. couchi.
- Téguments recouverts de soies courtes, largement espacées les unes des autres. Endopodite du premier pléopode mâle à extrémité arrondie, dépourvue de pointe, et ornée seulement d'une lamelle hyaline (fig. 243 C et D) . . . . . 4. ischiana.

Sous-genre Stenophiloscia VERHOEFF, 1928.
Une seule espèce en France
*Halophiloscia (Stenophiloscia) zosterae Verhoeff, 1928.




SOUS-FAMILLE PHILOSCIINAE
TABLEAU DES GENRES.
A. Ligne frontale individualisée sur les côtés seulement. Néopleurons petits, appliqués contre le pléon. . . Chaetophiloscia.
- Ligne frontale individualisée sur tout son parcours. Néopleurons nettement détachés du pléon. . . . . . . .B.
B. Pleurépimères présentant un sillon latéral très net, parallèle à son bord externe. Néopleurons médiocres. . . .Philoscia.
- Pleurépiméres dépourvus de sillon latéral, ou présentant un sillon latéral très faiblement indiqué. Néopleurons grands, rarement médiocres. . . . . Tiroloscia.



Gen. CHAETOPHILOSCIA
TABLEAU DES ESPÈCES.
A, Corps recouverL d'une pilosité très serrée. Telsun arrondi (fig. 248 H). ExopodiLe des uropodes extrêmement allongé (fig. 248 B). Endopodite du premier pléopode mâle terminé par une pointe renflée à sa base et dentée en scie d'un côté, portant des épines hyalines de l'autre côté (fig. 248 F) . . . . . . . . . 3. cellaria.
- Corps couvert de soies éparses. Telson triangulaire (fig. 246 A). . . . . . . . . . . . B.
B. Corps très étroit, très allongé, à côtés parallèles ; taille médiocre : 4-8 mm. Pleurépimères colorés à l'exception d'une petite tache blanche antérieure. Endopodite du premier pléopode mâle évasé à son extrémité en un entonnoir flanqué d'une pointe et d'un talon (fig. 247 D). . . . 2. sicula.
- Corps ovoïde ; taille plus grande : 6-10 mm. Une bande brune à la limite du pleurépimère; pleurépimére non pigmenté. Endopodite du premier pléopode mâle fort et court, s'amincissant régulièrement jusqu'à son extrémité qui se termine en une pointe flanquée d'une lame gaufrée (fig. 246 G). . . . . . . . . 1. oiongata.

*Chaetophiloscia oiongata (Dollfus, 1884)
*Chaetophiloscia sicula Verhoeff, 1908
*Chaetophiloscia cellaria (Dollfus, 1884)


Gen PHILOSCIA
Le genre Philoscia renferme deux espèces françaises que l'on peut distinguer l'une de l'autre grâce aux caractères que voici :
- Céphalon de couleur noire, tranchant sur la coloration du reste du corps. Pleurépimères de couleur claire, bordés de fauve du côté externe. Crochet du méros du péréiopode VII mâle dirigé parallèlement à l'axe de l'article (fig. 250 D). Canal déférent différencié avant son entrée dans l'apophyse génitale en une vésicule séminale sphérique ou ovoïde (fig. 251A et B). . . . 1. muscorum.
- Céphalon de couleur claire, ne tranchant pas sur la coloration du reste du corps. Pleurépimères pigmentés, sauf une ou deux taches blanches situées aux extrémités. Crochet du méros du péréiopode VII mâle dressé perpendiculairement à l'axe de l'article (fig. 254), Canal déférent simplement élargi avant son entrée dans l'apophyse génitale (fig. 255 A). . . . . . . . . . . . 2. affinis.
*Philoscia muscorum (Scopoli, 1763)
*Philoscia affinis Verhoeff, 19008



Gen. TIROLOSCIA
Quatre espèces de Tiroloscia se rencontrent sur le territoire français :deux d'entre elles (corsica Dollfus et esterelana Verhoell) se rapprochent par leurs caractères somatiques du genre Philoscia ; deux autres (exigua Budde-Lund et pyrenaica Dollfus) ont acquis des caractères qui les apparentent aux Oniscinae. Le tableau suivant permet de distinguer ces quatre espèces :

A. Céphalon présentant un lobe médian et des lobes latéraux très faibles (fig. 256 et 258). . . , . . . . . . . . . . . . . B.
- Céphalon présentant un lobe médian et des lobes latéraux petits, mais nettement différenciés (fig. 259 et 261). . . . . . C.
B. Téguments recouverts de grandes soies-écailles larges et dentelées (fig. 257 C). . . . . . . . . . . . . . . 2. esterelana.
- Téguments dépourvus de grandes soies-écailles larges et dentelées . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. corsica.
C. Téguments recouverts d'un feutrage de soies bien apparent au binoculaire. Extrémité de l'endopodite du premier pléopode mâle recourbée et pointue ( fig. 260 G). . . . . . . 3. exigua.
- Téguments dépourvus d'un feutrage de soies visible au binoculaire. Extrémité de l'endopodite du premier pléopode mâle en forme de coupe évasée et rétrécie à sa base (fig. 261E). . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4. pyrenaiea.




SOUS FAMILLE DES ONISCINAE
La sous-famille des Oniscinae comprend les genres Phalloniscus Budde-Lund, Calycuoniscus Collinge, Oroniscus Verhoell, Strouhaloniscus Arcangeli et Oniscus Linné. Seuls, le premier et le dernier genres possèdent des représentants français. Le tableau suivant permet de distinguer ces deux genres .

-Bord postérieur des premiers péréionites arrondi, ou droit ou très faiblement sinué. Pointe telsonique courte. Téguments recouverts de très grandes soies-écailles habillant l'animal d'un revêtement soyeux. . . . . . . . . Phalloniscus.
-Bord postérieur des premiers péréionites fortement sinué, formant de chaque côté une pointe dirigée vers l'arrière. Pointe telsonique longue. Téguments couverts de soies-écailles d'un type banal. . . . . . . . . . . . . . . . Oniscus.



Gen. PHALLONISCUS
*Phalloniscus pygmaeus (Budde-Lund, 1885)



Gen. ONISCUS
Le Tableau suivant permet de distinguer l'une de l'autre les deux espèces françaises appartenant au genre Oniscus.
- Corps plat et large ; pléon non caréné (légèrement caréné chez le jeune), lisse ou garni de granulations microscopiques. Pleurépiméres tachés de blanc. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. asellus.
- Corps allongé, fortement bombé; pléon très fortement caréné ; les pléonites portent en leur milieu une forte dent qui souligne la carène médiane. Coloration gris cendre uniforme. . . . . . . 2. simoni.



Gen. BATHYTROPA
Deux espèce se rencontrent en France. On peut les distinguer de la façon suivante:
-Tergites péréiaux recouverts de granulations disposées en deux ou trois rangés . . . . . . 1. Bathytropa granulata Aubert et Dolfus, 1890.
-Tergites péréiaux parcourus par trois paires de côtes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 2. Bathytropa meinerti Budde-Lund (1879), 1885.


Famille des CYLISTTICIDAE
un seul genre
Gen. Cylisticus
Le genre Cylislicus est représenté en France par cinq espèces que l'on peut distinguer les unes des autres grâce au tableau suivant :
TABLEAU DES ESPÈCES ET SOUS-ESPÈCES FRANÇAISES.
A. Corps normalement pigmenté. Pleurépimères, en particulier les pleurépimères antérieurs, couverts de granulations faibles et plates (fig. 275 A). Nodulus IV occupant une position extrêmement excentrique (fig. 275 B et 256). . . . 1. convexus.
- Corps partiellement ou totalement dépigmenté. Téguments lisses . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B.
B. Appareil oculaire complètement absent (fig. 279 B). Noduli lalerales disposés sur une ligne continue, les noduli III, IV et V situés au même niveau. . . . . . . . . . . 3. cavernicolus.
- Appareil oculaire normal ou réduit, mais toujours présent. Nodulus IV en retrait par rapport aux noduli III et V, ces trois noduli formant un angle plus ou moins aigu (fig. 278, 284 et 287). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C.
C. Front proéminent, saillant vers l'avant, nettement caréné (fig. 277 et 286). Telson en forme de triangle à côtés incurvés ; pointe telsonique courte, reliée insensiblement à la base (fig. 277 et 286). Bord postérieur du protopodite de l'uropode droit ou légèrement oblique ( fig. 277 et 286 ) . . . . . . D.
- Front largement étalé, peu saillant, faiblement ou indistinctement caréné (fig. 282). Telson à côtés très fortement incurvés ; pointe telsonique _longue et étroite, nettement détachée de la base (fig. 282). Bord postérieur du protopodite de l'uropode fortement oblique, formant une pointe du côté interne (fig. 282). . . . . . . . . . . . 4. esterelanus.
D. Lobes frontaux latéraux légèrement évasés vers l'extérieur leur bord latéral concave (fig. 277A).. . . . . . . 2. racovitzai.
- Lobes frontaux latéraux à bord externe droit, continuant directement les côtés du céphalon (fig. 286 A). . . . 5. nasutus.



Famille des PORCELLIONIDAE
LA CLASSIFICATION DES PORCELLIONIDAE. - Les Porcellionides représentent, dans l'échelle systématique, les premiers Isopodes terrestres ayant acquis un système pseudo-trachéen. On sait depuis longtemps que ce système est représenté par deux types distincts. Ce sont DUVERNOY et LEREBOULLET (1839) qui, dans leur mémoire sur les organes respiratoires des Cloportides, ont, les premiers remarqué que suivant les espèces, les Porcellionides possèdent cinq paires de pseudo-trachées (une dans chacune des paires de pléopodes) ou seulement deux paires de ces organes (une paire dans les deux premières paires de pléopodes), BUDDE-LUND (1885) a largement utilisé cette distinction, dans sa monographie, pour distinguer les différentes espèces de Meloponorthus et de Porcellio. VERHOEFF (1917 c et d, 1918 a, 1920 a) a fortement souligné la valeur de ce critère dans l'établissement d'une systématique rationnelle des Porcellionides ; il a créé de nouveaux genres pour inclure les formes à cinq paires d'organes pseudo-trachéens, auparavant confondues avec les types possédant seulement deux paires de pseudo-trachées. VANDEL (1946 b, 1952 e) a donné à ces deux types les noms de quinquelrachéale et de bilrachéale.
En se fondant sur ce critère, on divise les Porcellionidae en deux sous-familles : les Porcellionidae quinquetracheatae et les Porcellionidae bitracheatae.


Sous-famille des Porcellionidae quinquetracheatae
La sous-famille des Porcellionidae quinquelrachealae comprend une quinzaine de genres dont quatre sont représentés dans la faune française.
On peut distinguer ces quatre genres grâce au tableau suivant :
A. Trois paires de pseudo-trachées renfermées dans les exopodites des pléopodes 1, 2 et 3. . . . . . . . . . . . 0rthometopon.
- Cinq paires de pseudo-trachées. . . . . . . . . . . . . . . . B.
B. Formes non volvationnelles. . .,. . . . . . . . . . . . . . C.
- Formes plus ou moins volvationnelles ; corps convexe ; extrémité du telson courte et large, à côtés plus ou moins parallèles ; exopodite de l'uropode, court. . . . . . . Porcellium.
C. Bord postérieur des trois premiers péréionites droit ou à peine sinué. . . . . . . . . . . . . . . . . Protracheoniscus.
- Bord postérieur des trois premiers péréionites dessinant de chaque côté une forte concavité. . . . . . . . . Trachelipus.



Gen. PROTOCHEONISCUS
une seule espèces en France
Protracheoniscus occidentalis Vandel, 1939



Gen. TRACHELIPUS
Le genre Trachelipus n'est représenté en France, que par les deux espéces expansives, ralhkei et ralzeburgi. On peut les distinguer grâce au tableau suivant :
- Lobes frontaux, médian et latéraux, séparés par des angles nets ; lobe frontal médian en forme de demi-cercle (fig. 293 A), Bord externe de l'exopodite du pléopode 1 mâle garni de soies nombreuses et serrées (fig. 293 C). . . . . , . 2. Trachelipus ratzeburgi (Brandt, 1833).
- Lobes frontaux, médian et latéraux, réunis par une courbe régulièrcuient coucave ; lobe frontal médian faiblement développé, beaucoup moins long que les lobes latéraux (fig. 291A). Bord externe de l'exopodite du pléopode 1 mâle ne portant que quelques soies isolées ( fig. 291 E). . . . . .1. Trachelipus rathkei (Brandt, 1833).



Gen. PORCELLIUM
Le genre Porcellium renferme quinze espèces. Seule, l'espèce expansive P. conspersum se renconte en France, et encore n'occupe-t-elle qu'une minime portion du territoire français.
*Porcellium conspersum (C. L. KOCH, 1844).



Gen. ORTHOMETOPON
4 espèces dont une présente en France qui est propre aux Alpes occidentales et aux régions limitrophes.
*Orthometopon planum (BUDDE-LUND (1879), 1885)



Sous-famille des Porcellionidae bitracheatae
Sept genres de Porcellionides bitrachéates possèdent des représentants en France. Le tableau suivant en permet la détermination.
TABLEAU DES GENRES.
A. Corps bombé, convexe, couvert de cils ou d'un revêtement serré de soies ; antennes très courtes. . . . . . . . . . . C.
- Corps aplati, dépourvu de cils ou d'un feutrage serré de soies. . . . . . . . . . . . B.
B. Lobes frontaux latéraux grands, étalés ; corps recouvert d'un feutrage serré de soies. . . . . : . . . . . . Agabiformius.
- Lobes latéraux petits ; corps bordé de longs cils (1). . Leptotrichus.
C. Des écaillettes.. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . D.
- Pas d'écaillettes. . . , . . , . , . . . . . . . . . . . . . E.
D. Pléon nettement en retrait par rapport au péréion . . . . . . . Metoponorthus.
- Pléon continuant directement le péréion, très faiblement en retrait par rapport à lui. . . . . . . . . . . . . . Caeroplastes.
E. Pléon légèrement en retrait par rapport au péréion. . . . . . Acaeroplastoe.
- Pléon continuant directement le péréion. . . . . , . . . . . . F.
F. Telson en forme de triangle à côtés droits ou légèrement incurvés. Yeux réduits. Antennes courtes ; premier article flagellaire beaucoup plus court que le second . . . . . . . Lucasius.
- Telson formé d'une base et d'une pointe à l'ordinaire bien distinctes et séparées par des angles nets (effacés chez quelques espèces de Porcellio, telles que P. lamellalus). Yeux grands et bien développés (2). Antennes longues . . . . . .Porcellio.
1. Absents chez Leptotrichus naupliensis (Verhoeff, 1901), espèce étrangère à la faune française.
2. Absents ou dégénérés chez deux espèces étrangères à la faune française : Porcellio pearsi Creaser et P. cavernicolus Vandel.



Gen. METOPONORTHUS
SYSTÉMATIQUE. - En élevant Soleriscus au rang de genre (VANDEL et MATSAKIS, 1959), s'achève l'épuration du genre Metoponorthus. Ce genre fondé à l'origine sur la disposition en retrait du pléon sur le péréion ne repose, en fait, que sur un caractère transitionnel. On sait que, chez les Isopodes, l'évolution morphologique progresse généralement d'avant en arrière, c'est dire que l'évolution du péréion, et en particulier celle de ses régions pleurales, précède celle du pléon. D'où un stade caractérisé par un pléon étroit, à régions pleurales incomplètement développées, et par suite en retrait par rapport au péréion dont les régions latérales sont déjà élargies. Ces stades transitionnels se rencontrent dans des lignées très diverses. Il convient de restreindre l'appartenance au genre Metoponorthus à des formes que la morphologie tout autant que la biométrie conduisent à tenir pour étroitement apparentées. Les espèces du genre Metoponorthus doivent être rangées en quatre sous-genres.

Sous genre Polytretus VANDEL, 1946. - 1) Téguments plus ou moins granuleux. 2) Pleurépimères dépourvus de sillon latéral. Champs glandulaires allongés, renfermant de nombreux pores. 3) Une impression transversale sur les tergites péréiaux II-VI I. Type du sous-genre : sexfasciatus Budde-Lund.

Sous-genre Lusitoniscus VANDEL, 1946. - 1) Téguments garnis de granulations. 2) Champs glandulaires réduits, en forme de demi-ellipse accolée à la marge du pleurépimère, ne renfermant que quelques pores. 3) Une impression transversale très nette sur les tergites péréiaux II-VII. Type du sous genre : cingendus Kinahan. Sous genre Metoponorthus BUDDE-LUND, (1879) 1885. - 1) Téguments plus ou moins granuleux. 2) Pas de champs glandulaires ; pas de pores glandulaires, ou seulement 1-3 pores situés sur la marge même du pleurépimère (pruinosus). 3) Pas d'impression transversale sur les péréionites. Type du sous-genre : pruinosus (Brandt). Espèce appartenant certainement à ce sous-genre : cilicius Verhoeff.

Sous-genre Myrmeconiscus VERHOEFF, 1941. - 1) Téguments. partiellement ou totalement dépigmentés. 2) Yeux réduits, de petite taille. 3) Téguments plus ou moins granuleux, parfois presque lisses. 4) Ni champs ni pores glandulaires. 5) Péréionites dépourvus d'impression transversale. 6) Corps aplati. Pleurépimères grands, étalés, très différents de ceux des représentants des autres sous-genres. Type du sous-genre : myrmecophilus (Stein). Espèce appartenant certainement à ce sous-genre : delattini Verhoeff.


TABLEAU DES ESPÈCES.
A. Une impression transversale sur chacun des tergites péréiaux II-VII . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . B.
- Pas d'impression transversale sur les tergites péréiaux. . . . . C.
B. Champs glandulaires allongés renfermant de nombreux pores. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . l. sexfasciatus.
- Champs glandulaires réduits, en forme de demi-ellipse accolée à la marge du pleurépimère, ne renfermant que quelques pores. . . . . . . . . . . . . . . . . 2. cingendus.
C. Corps allongé ; pleurépimères étroits. . . . . . . . 3. pruinosus.
- Corps élargi ; pleurépimères grands et étalés . . 4. myrmecophilus.
Metoponorthus (Polytretus) sexfasciatus, Budde-Lund (1879), 1885.
Metoponorthus (Lusitoniscus) cingendus (Kinahan, 1857).
Metoponorthus (Metoponorthus) pruinosus (Brandt, 1833).
Metoponorthus (Myrmeconiscus) myrmecophilus (Stein, 1859).



Gen. ACAEROPLASTES
On a décrit une douzaine d'espèces d'Acaeroplasles, mais il est certain que plusieurs d'entre elles ne sont que des sous-espèces de melanurus B.-L. Seule, l'espèce melanurus B.-L. est représentée en France.
*Aoaeroplastes melanurus (BUDDE-LUND, (1879) 1885).
SOUS-ESPÈCES. - Cette espèce se divise en plusieurs sous-espèces, dont deux sont représentées en France. On peut distinguer ces deux dernières grâce au tableau suivant :
- Téguments à peu près lisses. Exopodite des uropodes du mâle et de la femelle semblables, fusiiformes . . . . . . .melanurus melanurus.
- Vertex et premiers tergites péréiaux nettement granulés. Exopodite des uropodes du mâle et de la femelle très dissemblables, celui de la femelle fusiforme, celui du mâle spatuliforme. . . . . . . melanurussardous.
autres differences : voir p 633-634



Gen. CAEROPLASTES
Le genre Caeroplastes compend quatre espèces dont l'une d'entre elles, porphyrivagus Verhoeff, est propre à la France
*Caeroplastes porphyrivagus Verhoeff, 1918



Gen. AGABIFORMIUS
On a décrit un grand nombre d'espèces d'Agabiformius, mais la plupart d'entre elles ne sont pas valables, car elles se confondent avec des espèces déjà décrites. Dans l'état actuel de l'isopodologie, quatre espèces seulement peuvent être retenues : lentus (Budde-Lund), pulchellus (Dollfus), spatula (Dollfus) et orientalis (Dollfus) ; seule, la première espèce se rencontre en France.
*Agabiformius lentus (Budde-Lund, 1885)



Gen. LEPTOTRICHUS
Ce genre comprend dix ou douze espèces, dont une seule, panzeri (Audouin), se rencontre en France.
*Leptotrichus panzeri (Audouin, 1825)



Gen. LUCASIUS
Deux espèces de ce genre sont actuellement connues ; une seule d'entre elles, pallidus (Budde-Lund) se rencontre en France.
Lucasius pallidus (BUDDE-LUND, (1879) 1885).
SOUS-ESPÈCES. - L. pallidus comprend plusieurs sous-espèces tout d'abord, la forme type, pallidus pallidus, puis pallidus occhialinii (ARCANGELi, 1925 a, 1950 b ; JACKSON, 1926 a ; VANDEL, 1946 e) ; cette dernière sous-espèce qui a été signalée de Sardaigne et du Portugal n'est peut-être qu'une "forme", dans le sens défini plus haut (p. 93), dont les caractères particuliers découlent de la grande taille atteinte par ses représentants. Enfin, la forme de Sicile signalée par VERHOEFF (1908 f, 1933 b) correspond probablement à une souci-espèce (ou espèce ?) distincte.
Lucasius pallidus pallidus (BUDDE-LUND, (1879) 1885).




Gen. PORCELLIO

La faune française renferme quinze espèces de Porcellio. Le tableau ci-dessous permet de les déterminer. Ce tableau se fonde avant tout sur l'examen des caractères tégumentaires et des caractères sexuels mâles. Il est possible de reconnaitre certaines espèces, telles que scaber, laevis, lamellatus, par le seul examen des caractères somatiques ; mais d'autres espèces, en particulier les représentants du groupe monticola exigent, même de la part du spécialiste, une étude attentive pour être distinguées les unes dus autres.
TABLEAU DES ESPECES.

Pl 1, premier pléopode mâle ; Pr VII, septième péréiopode mâle ; d, distance qui sépare le nodulus laleralis du bord latéral du segment ; c, longueur du métatergite ramenée à 100 (pour la mesure des longueurs, consulter la fig. 2).

A. Noduli lalerales très apparents, reconnaissables à l'aire dépigmentée qui les entoure, et qui se détache en blanc au milieu de la bande pigmentée latérale (fig. 333). . . . . . . B.
-Noduli lalerales très peu apparents, reconnaissables seulement à fort grossissement, et non auréolés d'une aire dépigmentée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C.

B. Per. VII très faiblement différencié. Extrémité de l'endopodite du Pli simple (fig. 333E). . . . . . . . 5. provincialis.
-Per. VII hautement différencié (fig. 335D). Extrémité de l'endopodite du Pl 1 trifurquée (fig. 335 F). . . . 6. gallicus.

C. Lobe frontal médian en forme de lame étroite et rectangulaire, saillante en avant et au-dessus du céphalon (fig. 358A et B). . . . . . . . . . . . . . . . l5. lamellatus.
- Lobe frontal médian arrondi ou triangulaire, mais jamais en forme de lame saillante et rectangulaire. . . . . . . . . D.

D. Pl 1: champ et sillon trachéens allongés, empiétant plus ou moins sur la région postérieure et interne de l'exopodite (fig. 323E) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . E.
- Pl 1 : champs et sillons trachéens limités à la région externe de l'exopodite (fig. 346 I). . . . . . . . . . . . . . . . . G.

E. Extrémité du telson pointue. . . . . . . . . . . . 1. scaber.
-Extrémité du telson arrondie. . . . . . . . . . . . . . . F.

F. Cnrps très large, étalé, fortement granuleux. Champs glandulaires bien développés, ceux du premier péréionite particulièrement allongés (fig. 326C). . . . . . . . 2. dilatatus.
- Corps de galbe normal, faiblement granuleux, recouvert d'un feutrage serré de soies. Système glandulaire régressé, ne comportant pas de champs glandulaires diiférenciés. . . . .3. incanus.

G. Pl 1: lobe interne de l'exopodite en. forme de triangle allongé, dépassant l'extrémité de l'apophyse génitale (fig. 332D). Corps lisse. . . . . . . . . . . . . . . 4. laevis.
- PI 1 : lobe interne de l'exopodite moins allongé, ne dépassant pas l'extrémité de l'apophyse génitale. . . . . . . . . H.

H. Rapport d/c du péréionite IV compris entre 0,35 et 0,65 . . . . . . . . I.
- Rapport d/c du péréionite IV compris entre 0,65 et 1,55. . . . . . . . . K.

I. Pleurépimères larges, étalés ; néopleurons longs et étroits . . . . . . . 12. dubosoqui.
- Pleurépimères étroits, non étalés ; néopleurons courts et larges. . . . . . . . . J.

J. Pointe telsonique longue et étroite. . . . . . . . 10. alticola.
- Pointe telsonique courte et large,. . . . . . . . . 11. monticola.

K. Coloration contrastée : péréion plus ou moins taché de jaune ; céphalon et pléon noirs. . . . . . . . . . 7. spinioornis.
- Coloration brune, grise ou noire, sans eontraste marqué ont,reles différentes parties du corps. . . . . . . . . . . . . L.

L. Per. VII : arête tergale du carpos renflée à sa base seulement (fig. 341 D). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . M.
- Per. VII : arête tergale du carpos régulièrement arquée, la plus grande largeur correspondant au milieu de l'article. . . . N.

M. Lobe frontal triangulaire. . . . . . . . . . . . 9. pyrenaeus.
- Lobe frontal médian largement arrondi. . . . . . . 8. violaoeus.

N. Lobe frontal médian bien développé, réuni aux lobes latéraux par des angles aigus ( fig. 353 A). Pleurépiméres larges, étalés. Extrémité de l'endopodite de Pl 1 tronquée transversalement. Dent de l'article 3 de l'antenne longue et forte (réduite dans la sous-espèce montanus) . . . . 14. spinipennis.
-Lobe frontal médian généralement assez réduit (assez développé chez les exemplaires de grande taille), généralement réuni aux lobes latéraux par des courbes arrondies (qui peuvent devenir arguleuses chez les exemplaires de grande taille). Pleurépiméres plus étroits que ceux de spinipennis, tombant obliquement. Extrémité de l'endopodite de Pl 1 conique. Dent de l'article 3 de l'antenne allongée, mais beaucoup moins longue que celle de spinipennis et tout à fait normale dans certaines races (telle que galloprovincialis). . . . . . . . . . . .. . . . . . . 13. orarum.

1. Porcellio scaber Latreille, 1804
La présente espèce se divise en deux sous-espèces ; P. scaber scaber Latreille et P. scaber lusitanus Verhoeff.
-Pocellio scaber scaber Latreille, 1804
-Pocellio scaber lusitanus Verhoeff, 1907
P. scaber lusilanus se distingue de P. scaber scaber par :
1) Ses grandes dimensions qui atteignent 18 X 8,5 mm chez le mâle, et 18 X 9,5 mm chez la femelle ovigère.
2) Sa couleur d'un gris uniforme dans les deux sexes ; ce caractère n'est pas absolument différentiel, car l'on rencontre des femelles de scaber entièrement grises.
3) Les granulations qui sont plus fortes et qui peuvent même devenir spinescentes à la limite du tergite et du pleurépimère, chez les individus de très grande taille (fig. 324).
4) Le lobe frontal médian qui est disposé horizontalement et non relevé vers le haut comme celui de scaber ; le lobe médian est plutôt arrondi chez lusilanus, tandis qu'il est nettement triangulaire chez scaber (fig. 323 et 324).
5) La forme des lobes frontaux latéraux qui sont rectangulaires et allongés et non arrondis comme ceux de scaber (fig. 323 et 324).
6) Les pleurépimères plus larges et plus étalés, à pointe moins saillante
7) La pointe du telson qui est notablement plus longue et plus nettement détachée de la base (fig. 324).
8) Les uropodes du mâle à exopodite allongé et spatuliforme (fig. 324)
9) L'article distal du flagelle antennaire qui est plus court chez lusitanus que chez scaber.
9) Par contre, les caractères sexuels des deux suus-espèces sont à peu près identiques.
AFFINITÉS. - Comme il a été dit plus haut, P scaber lusitanus représente le type originel dont dérive P, scaber scaber.
RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE. - P. Scaber lusitanus possède à l'encontre de scaber scaber, une aire de répartition de faible étendue. Cette sous-espèce est propre à la moitié septentrionale du Portugal et au nord-ouest de l'Espagne Quelques individus recueillis dans les falaises de la Pointe du Chay, au sud de la Ruchelle (Charentc-Maritime), ont été rappurtés par LEGRAND (1954 a) à scaber lusitanus.

2.Porcellio dilatatus Brandt, 1833
FORMES ET SOUS-ESPÈCES. - Porcellio dilatatus comprend, outre la forme type, dilatatus dilatatus Brandt, une sous-espèce propre au sud-est de la France, dilatatus bonadonai Vandel. On récolte, d'autre part, dans le midi de la France ainsi que dans les régions méridionales de l'Espagne, une forme de grande taille que l'on ne saurait séparer nettement de P. dilalalus dilalalus, car elle y est réunie par des intermédiaires passant insensiblement de l'un à l'autre types. On doit la considérer comme une « forme » de dilalalus (dilalalus forme petiti), le terme de « forme » étant pris dans le sens qui a été défini dans l'Introduction. Les caractères de cette « forme » représentent des dispositions soumises à la croissance allométrique et qui atteignent un développement remarquable chez les exemplaires de grande taille.
Le tableau suivant permet de distinguer les représentants de ces trois unités systématiques.
A. Telson à pointe arrondie à son extrémité. . . . . . dilatatus dilatatus.
- Telson à pointe aiguë à son extrémité. . . . . . . . . . . . B.
B. Exopodite du premier pléopode mâle à extrémité postérieure tronquée (comme chez le type). Exopodite de l'uropode du mâle spatuliforme.. . . . . dilatatus forme petiti.
- Exopodite du premier pléopode mâle à extrémité postérieure pointue. . . . . . . . . . . . . dilatatus bonadonai.
*Porcellio dilatatus dilatatus Brandt, 1833
*Porcellio dilatatus forme petiti Vandel, 1951
*Porcellio dilatatus bonadonai Vandel, 1951

3. Porcellio incanus Budde-Lund, (1879) 1885

4. Porcellio laevis Latreille, 1804

5. Porcellio provincialis Aubert et dolfus, 1890

6. Porcellio gallicus Dolfus, 1904

7. Porcellio spinicornis Say, 1818

8. Porcellio violaceus Budde-Lund (1879), 1885
POLYMORPHISME ET RACES LOCALES. - Au sein de sa vaste aire de répartition, P. violaceus se scinde en de multiples races locales dont chacune est propre à un système montagneux. En France, une race peuple les Pyrénées centrales (race pyrenaeus) ; une autre race locale se rencontre dans les Corbières (race alaricensis) ; elle est proche des formes espagnoles. Une race propre aux régions schisteuses des Pyrénées-Orientales (race banyulensis) présente d'évidents caractères de dégénérescence.


9. Porcellio purenaeus Dolfus, 1892

10. Porcellio alticola Vandel, 1958

11. Porcellio monticola Lereboullet, 1853

12. Porcellio duboscqui Paulian de Félice, 1941
LES "FORMES" DE P. duboscqui. - P. duboscqui, espèce propre aux Corbiéres et aux Pyrénées-Orientales, présente des variations étendues. Comme il est de règle chez les espèces du groupe ibérique. On doit tenir ces variantes pour des "formes", ce terme étant pris dans le sens défini dans l'Introduction. On peut distinguer trois "formes" de P. duboscqui que le tableau suivant permet de séparer.
A. Pointe du telson très longue et très étroite, dépassant les endopodites des uropodes. Couleur gris de fer. . . . . . dubosoqui.
- Pointe du telson moins longue et moins étroite ; sa longueur est égale ou inférieure à celle des endopodites des uropodes. . . . B.
B. Coloration normale. Taille moyenne (égale ou inférieure à l5 mm). Lobes frontaux latéraux larges et courts. Uropodes mâles courts. . . . . . . . . . . . . . . . catalaunica.
- Décoloration plus ou moins accusée ; généralement une bande claire entourant le corps. Grande taille (jusqu'à 21 mm). Lobes frontaux latéraux longs et étroits. Uropodes du mâle longs et gladiolés. . . . . . .'. . . . . . troglophila.

13. Porcellio orarum Verhoeff, 1910
LES VARIATIONS DE PORCELLIO ORARUM. - P. 0rarum se scinde en races locales ou géographiques ayant chacune sa morphologie propre. On peut leur attribuer la valeur de sous-espèces. Le tableau suivant permet de les distinguer.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES SOUS-ESPÈCES.
A. Dent de l'artide 3 de l'antenne, longue. . . . . . . . . . . . B.
- Dent de l'article 3 de l'antenne, courte. . . . . . . . . . . . . C.
B. Coloration noire ou d'un gris foncé. . . . . . . . . . . orarum.
- Coloration plus claire, surtout chez la femelle. . . . . alpicola.
C. Bord postérieur du premier péréionite très faiblement sinué . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . cribrifer.
- Bord postérieur du premier péréionite nettement sinué. . . . . D.
D. Lobe interne de l'exopodite du premier pléopode mâle court et arrondi. . . . . . . . . . . . . . vizzavonensis.
- Lobe interne de l'exopodite du premier pléopode mâle long et pointu. . . . . . . . . . . . . . . galloprovincialis.
*Poroellio orarum orarum Verhoeff, 1910.
*Poroellio orarum galloprovincialis vandelo, 1951
*Poroellio orarum cribrifer Verhoeff, 1928
*Poroellio orarum alpicola Vandel, 1951
*Poroellio orarum vizzavonensis Verhoeff (1926), 1928

14. Porcellio spinipennis Budde-Lund, 1885
Cette espèce se subdivise en deux sous-espèces que l'on peut distinguer grâce au tableau suivant :
- Premier pléopode mâle : extrémité de l'endopodite entière. Lobe interne de l'exopodiLe présentant un bord sinueux. Dent de l'article 3 de l'antenne remarquablement forte et longue . . . . . . . . . . spinipennis.
- Premier pléopode mâle : extrémité de l'endopodite rétrécie et trifurquée. Lobe interne de l'exopodite à bord régulier, Dent de l'article 3 de l'antenne de dimensions normales . . . . . . . . . montanus.
*Porcellio spinipennis spinipennis Budde-Lund, 1885.
*Porcellio spinipennis montanus Budde-Lund, 1885.

15. Porcellio lamellatus (Uljanin) Budde-Lund (1879), 1885
SOUS-ESPÈCES ET FORMES. - VANDEL, 1957a. Les variations du système glandulaire et celles du lobe frontal médian permettent de distinguer plusieurs types de Porcellio lamellatus. Le tableau ci-dessous permet de les reconnaître.
TABLEAU DE DÉTERMINATION DES DIFFÉRENTS TYPES DE Porcellio lamellatus.
A.Des champs glandulaires. Lobe frontal médian quadrangulaire ou rectangulaire, perpendiculaire au front ou légèrement relevé vers le haut. . . . Sous-espèce lamellatus Uljanin,
a) Nombre de pores situés de chaque côté du péréion compris entre 25 et 50. . . . . . . . Forme ooeanicus Legrand (lles Atlantides, Maroc, Algérie occidentale, île d'Alboran, Andalousie, Portugal, îles du littoral atlantique français).
b) Nombre de pores situés de chaque côté du péréion compris entre 8 et l5. . . . . . . . . . . . . . . . . . c,d,
c) Granulations fortes. . . . . Forme algerinus vandel (Agérie orientale, Tunisie).
d) Granulations plates et peu apparentes. . . . . .Forme ferdinandi Verhoeff (= ? lamellalus Uljanin) (côtes de la Mer Noire).
B. Pas de champs glandulaires. Pores glandulaires absents, ou quelques pores épars. Lobe frontal médian fortement relevé vers le haut, et présentant une tendance plus ou moins marquée à s'élargir et à se réfléchir à son extrémité distale. . . . . . . . . . . . . . . Sous-espèce sphinx Verhoeff.
a) Lobe frontal médian large . . . . . . Forme sphinx Verhoeff (Levant espagnol, France méditerranéenne, Italie, côtes de l'Adriatique),
b) Lobe frontal médian très étroit. . . . . . . . . . . Forme claviger Verhoeff (Italie),
*Porcellio lamellatus sphinx Verhoeff, 1931
*Porcellio lamellatus lamellatus (Uljanin) Budde-Lund forme oceanicus Legrand, 1954





FAMILLE DES ARMADILLIDIIDAE
[...]Il convient donc de faire appel à un autre critère (VANDEL, 1944a, 1954 c). Le meilleur que l'on puisse invoquer est celui qui a trait à la structure céphalique, car celle-ci, ainsi qu'il a été dit plus haut, présente à l'intérieur de la famille des Armadillidiidae, plusieurs stades d'évolution d'une importance capitale pour comprendre la différenciation du type armadillidien. En ayant recours aux structures qui ont été précédemment décrites, on peut répartir les genres d'Armadillidiidae en deux séries phylétiques ayant rang de sous-famille ;

a) Sous-famille des Elumiinae, caractérisée par un céphalon de type éluméen (pas de ligne post-scutellaire).
b) Sous-famille des Armadillidiinae, caractérisée par un céphalon de type armadillidien ou duplocaréné (une ligne post-scutellaire).

Dans la première lignée, le céphalon a conservé une structure primitive ; dans le second, il a acquis, avec la différenciation d'une ligne post-scutellaire, une structure spécialisée, Cette classification présente les avantages et les iuconvénients des classifications phylogéniques, c'est-à-dire que chaque lignée, ayant subi des évolutions parallèles, renferme à la fois destypes priniitifs et des types évolués. On pourra donc rencontrer dans l'une et l'autre lignée des formes possédant un sillon marginal et un schisma.



SOUS-FAMILLE DES ELUMIINAE
CLASSIFICATION. - La lignée éluméenne renferme onze genres dont deux seulement possèdent des représentants en France. Ces deux genres peuvent être distingués grâce au tableau suivant :

- Grande taille (15-16 mm ). Système pigmentaire bien développé. OEil formé d'une seule ommatidie de grande taille. Antennule formée de trois articles. Péréiopode VII mâle possédant une pince formée par deux apophyses portées par l'ischion et le méros. . . . . . . Eluma.
- Petite taille (1,5-3,5 mm). Système pigmentaire très réduit ou complètement absent. OEil dégénéré ou absent. Antennule formée de deux articles. Péréiopode VII mâle non différencié. . . . . . . . Paraschizidium.




Gen. Eluma
Eluma purpurascens Budde-Lund (1879), 1885




Gen. Paraschizidium
Le genre Paraschizidium renferme actuellement six espèces dont trois ont, été récoltées sur le territoire français. Le tableau suivant permet de les distinguer.

TABLEAU DES ESPÈCES
A. Telson trapézoïdal. . . . . . . . . . . . . . . . . . 3. remyi.
-Telson triangulaire. . . . . . . . . . . . . . . . . B.
B. Écusson ouvert en arrière, se continuant sans interruption avec le vertex. . . . . . . . 1. olearum.
- Écusson fermé en arrière . . . . . . . . . 2. menozzii.


1. Paraschizidium olearum Verhoeff, 1917.
2. Paraschizidium menozzii Arcangeli, 1933.
3. Paraschizidium remyi Vandelo, 1944.




SOUS-FAMILLE DES ARMADILLIDIINAE


Gen. Armadillidium

CLASSIFICATION DU GENRE Armadillidium. - On connait environ 200 espèces d'Armadillidium (VERHOEFF, 1936 d) VERHOEFF a réparti les nombreuses espèces de ce genre, tout d'abord en sections (VERHOEFF, 1902, 1907 a), puis en sous-genres (VERHOEFF, 1931b). Cette méthode parait inadéquate parce que le type Armadillidium est trop homogène pour justifier l'établissement de divisions aussi tranchées, et que la distinction des différents groupements que l'on peut reconnaître dans ce genre est souvent fort subtile. Aussi parait-il préférable de répartir, à l'exemple de STROUHAL (1927) les différents représentants du genre Armadillidium en "groupes" d'espèces, dont chacun reçoit le nom de l'espèce la plus représentative.

TABLEAU DES "GROUPES" d'Armadillidium POSSÉDANT DES REPRÉSENTANTS EN FRANCE.
Type volvationnel Type céphalique "Groupes"
Pseudosphérique duplocaréné serratum
duplocaréné pruvoti
armadillidien nasatum
armadillidien depressum
Mésosphérique armadillidien granulatum
armadillidien maculatum
armadillidien sordidum
armadillidien opacum
Eusphérique armadillidien vulgare
duplocaréné pictum


Les Armadillidium de la faune française se répartissent en dix groupes. Le tableau précédent résume la classification du genre Armadillidium suivie dans le présent ouvrage. Un second tableau correspond à une clef dichotomique qui permet de reconnaître les espèces qui snnt représentées en France.

TABLEAU DES ESPÈCES.

A. Céphalon de type duplocaréné, c'est-à-dire possédant une ligne frontale et une ligne post-scutellaire (fig. 10) ; chaque moitié de la ligne post-scutellaire est recourbée en arc et rejoint la ligne fronfale au niveau de l'oeil. . . . . . . . . . . B.
- Céphalon de type armadillidien, c'est-à-dire dans lequel la ligne frontale a disparu, tandis que la ligne post-srutellaire est bien développée (fig. 11). Lorsqu'une ligne frontale rudimentaire persiste (A. opacum), cette ligne est parallèle à la ligne post-scutellaire (fig. 396). . . . .. . . . . . . . . G.

B. Angle postérieur du premier pleurépimère fendu par un schisma.. . . . . , . . . . . . . . . . . . . . . . . . . C.
- Angle postérieur du premier pleurépimère entier. . . . . . . . D.

C. fine tache oculaire. Téguments couverts de longues soies-écailles piliformes. Telson triangulaire. . . . . . . . 2. racovitzai.
- Aveugle. Soies-écailles courtes. Telson trapézoïdal. . . . . . . . 3. pruvoti.

D. Formes pseudosphériques. Corps recouvert d'épines saillantes (fig. 370). . . . . . . . . . . . . . . . . . 1. serratum.
- Formes eusphériques. Téguments lisses ou faiblement granuleux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . , . . . E.

E. Formes totalement ou en grande partie dépigmentées. Téguments recouverts d'un feutrage de courtes soies. Basis du péréiopode VII mâle armé d'une forte pointe à son extrémité distale (fig. 403 E). . . . . . . . . . . 18. album.
- Formes vivement colorées. Téguments non poilus. . . . . . . . F.

F. Ligne post-scutellaire plus faible que la ligne frontale (fig. 401). Angle postérieur du premier pleurépimère tronqué obliquement (fig. 401B). Telson trapézoïdal, les angles postérieurs fortement arrondis (fig. 401 C). Exopodite du second plèopode mâle à extrémité droite (fig. 402 B). . . . . . . . . . 17. pulchellum.
- Ligne post-scutellaire plus forte que la ligne frontale (fig. 11). Premier pleurépimère se terminant en arrière par un augle aigu (fig. 399). Telson triangulaire, à sommet obtus (fig. 400 A). Exopodite du second pléopode mâle à extrémité recuurbée (fig. 400 D). . . . . . . . . . . . . . . 16. pictum.
G. Telson trapézoïdal, tronqué à son extrémité (parfois triangulaire chez alassiense). . . . . . . . . . . . . . . . . . H.
- Telson triangulaire, à sommet arrondi. . . . . . . . . . . . M.

H. Pas trace de ligne frontale. . . . . . . . . . . . . . . . . I.
- Lame frontale se prolongeant de chaque côté par une ligne qui représente un reste de la ligne frontale (fig. 396) ; cette ligne est parallèle à la ligne post-scutellaire. . . . . . . 14. opacum.

I. Téguments granuleux. . . . . . . . . . 11. quinquepustulatum.
- Téguments lisses. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . J.
J. Gouttières antennaires très étroites, réduites du côté externe à une simple fente (fig. 381). . . . . . . . 5. depressum.
- Gouttières antennaires larges. . . . . . . . . . . . . . . . K.

K. Formes eusphériques, se roulant en une boule parfaite ; angle antérieur du premier pleurépimére non relevé vers le haut ; lame frontale non saillante, étroitement appliquée cuntre le vertex (fig. 11). . . . . . . . . . . . . . l5. vulgare.
- Formes mésosphériques, ne se roulant pas en une boule parfaite ; angle antérieur du premier pleurépimére plus ou moins relevé vers le haut. . . . . . . . . . . . . . . . . . L.

L. Lame frontale à peine saillante, réfléchie vers l'arrière (fig. 394). Ischion du péréiopode VII mâle portant à son extrémité une palette arrondie, nettement détachée de de l'article (fig. 392). . . . . . . . . . . . . . . 12. sordidum.
- Lame frontale saillante, non réfléchie vers l'arrière (fig. 394). Ischion du péréiopode VII mâle dépourvu de palette arrondie, mais portant à son angle sterno-distal une touffe de très longues tiges (fig. 394F). . . . . . . . . . 13. alassiense.

M. Téguments granuleux. . . . . . . . . . . . . . 6. granulatum.
- Téguments lisses. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . N.

N. Lame frontale faisant fortement saillie au-dessus du vertex, étroite, sa largeur atteignant au plus deux fois sa hauteur (fig. 380 A). . . . . . . . . . . . . . . . 4. nasatum.
- Lame frontale moins sbillante, plus large, sa largeur supérieure à deux fois sa hauteur. . . . . . . . . . . . . . . . 0.

O. Coloration normale, ne comportant ni taches, ni bandes blanches. . . . . . . . . . . . . . P.
- Coloration comportant des taches où des bandes blanches (fig. 387 et 388). . . . . . . . . , . . . . . . . . . . . . Q.

P. Lame frontale nettement, détachée du vertex (fig. 384). . . . . . . . . . 7. silmoni.
- Lame frontale peu saillante, appliquée contre le vertex (fig. 386 A). . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8. assimile.

Q. Cinq taches blanches sur chaque péréionite (fig. 387). . . . . . . . . . . . 9. esterelatum.
- Sept taches blanches sur chaque péréionite, très fréquemment fusionnées en une bande continue (fig. 388). . . . . . . . . . . . 10. maculatum.


1. Armadillidium seratum Budde-Lund, 1885
2. Armadillidium racovitzai Vandel, 1954
3. Armadillidium pruvoti Racovitza, 1907
4. Armadillidium nasatum Budde-Lund (1879), 1885
5. Armadillidium depressum Brandt, 1833
6. Armadillidium granulatum Brandt, 1833
7. Armadillidium simoni Dollfus, 1887
8. Armadillidium assimile Budde-Lund (1879), 1885
9. Armadillidium esterelanum Dollfus, 1887
10. Armadillidium maculatum Risso, 1816
11. Armadillidium quinquepustulatum Budde-Lund, 1885
12. Armadillidium sordidum Dollfus, 1887
13. Armadillidium alassiense Verhoeff, 1910
14. Armadillidium opacum (C. L. Koch, 1844)
15. Armadillidium vulgare (Latreille, 1804)
16. Armadillidium pictum Brandt, 1833
17. Armadillidium pulchellum (Zenker) (Panzer, 1799)
18. Armadillidium album Dollfus, 1887




FAMILLE DES EUBELIDAE

*Sphaerobathytropa ribauti Verhoeff, 1908




FAMILLE DES ARMADILLIDAE

GENRES ET ESPECES DES LA FAMILLE - Cette famille, l'une des plus considérables du sous-ordre des Oniscoidea, renferme 450 espèces, réparties en 55 genres. Mais, la faune française ne renferme qu'une seule espèce d'Armadillidé :
*Armadillo officinalis Duméril, 1816



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