Attention, cette espèce peut être confondue avec un gloméris (milles-pattes) qui s'enroule également. Les cloportes ont 7 paires de pattes (les Gloméris en ont plus) et la taille des derniers segments du corps sont plus petits (le dernier segment des gloméris est plus gros que les précédents).
Les Helleria ainsi que les Tylos sont les seuls réprentant français de la famille des Tylidae. Ils se disdinguent de tous les autres Oniscoides par de très nombreux caractères ; ils se rapprochent, par contre, des Isopodes marins du sous-ordre des Valvifères, et en particulier des Idoteidae ; plusieurs dispositions structurales sont communes à ces deux familles d'Isopodes, en particulier la constitution des uropodes qui forment deux volets normalement rabattus sur la face ventrale du pléon.
On doit en conclure que les Tylidae dérivent des Valvifères, tandis que les autres Oniscoides sont issut d'une autre souche d'Isopodes marins. Il convient donc de tenir le sous-odre des Oniscoidea pour un ensemble polyphylétique, on distinguent ainsi la série tylienne et la série ligienne.
(VANDEL 1960)
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Helleria brevicornis Ebner, 1868 |
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Le reproduction d'Helleria brevicornis comporte une chevauché nuptiale qui dure de 1 à 20 jours. Cette particularité est connue dans une moindre mesure chez les Isopodes aquatiques mais elle est un cas unique (pour l'instant) chez les cloportes. C'est au cours de cette chevauchée qu'a lieu la mue parturielle* de la femelle qui conditionne l'accouplement.
(*mue parturielle : les cloportes ont une mue dite parturielle, ils rejetent d'abord une exuvie postérieure puis quelques jours plus tard une exuvie antérieure)
Au cours de cette chevauchée, le mâle (qui en général est plus gros que la femelle) est placé sur le dos de celle-ci. Ses pattes agrippées aux tergites de femelle, enserrent étroitement celle-ci. La femelle, qui demeure complétement enroulée ou à peine entrouverte, parait passive ; le mâle peut la faire tourner sur elle même.
Au cours de la chevauchée, la femelle rejette dans un premier temps son exuvie postérieure, ensuite aurait lieu l'accouplement puis environ deux jours après la première mue, le rejet de l'exuvie antérieure. La ponte des oeufs dans la cavité incubatrice* intervient deux jours après . La chevauchée peut cesser 24 heures après la deuxième mue mais peut aussi se prolonger jusqu'à 20 jours. Cette prolongation ne semble pas nécessaire à la ponte et son rôle est inconnu.
(*cavité incubatrice : les cloportes pondent leurs oeufs dans une cavité incubatrice appellé marsupium qui est situé entre les pattes des femelles, les embryons se developpent dans cette "poche" jusqu'à son déchirement et la libération de jeunes cloportes)
(MEAD, 1964)
Espèce propre aux forêt de chênes verts de la région méditerranéenne, dans l'humus et les feuilles mortes. Depuis le bord de la mer jusqu'à 600 m d'altitude sur le continent (environs de grasse) et de 1200 m en Corse (forêt de Valdoniello). (VANDEL 1960)
Répartition de type corso-provençal tout à fait typique. L'aire de répartition comprend l'Esterel, la région de Grasse, la Corse, la Sardaigne et les îles tyrrhéniennes (îles de Capraia, d'Elbe et de Pianosa ; presqu'île de Populonia) et Monte Massoncello (Livorno).
En France continentale, cette espèce est très commune dans l'Esterel, la région de Grasse et les îles de Lerins. Par contre elle fait complètement défaut à l'est de la vallée du Var, ce qui souligne la valeur de cette dépression en tant que limite biogéographique. A l'ouest, cette espèce fait defaut dans le massif des Maures ; mais, le phénomène de l'étalement littoral lui a permis de coloniser la presqu'île de Saint-Tropez. En Corse, cette espèce est extrèmement commune, aussi bien sur le littoral qu'en altitude.
(VANDEL 1960)
MEAD Françoise (1964) - Sur l'existance d'une chevauchée nuptiale de longue durée chez l'Isopode terrestre Helleria brevicornis Ebner. Comptes Rendus des Séances de l'Académie des Sciences Paris 258 : 5268-5270. Paris.
MEAD Françoise (1963) - Recherche sur l'écologie et le comportement d'un Isopode terrestre Helleria brevicornis Heller. Thèse faculté des Sciences de Marseille.
MEAD Françoise (1963) - Sur l'existance d'une cavité incubatrice complexe chez l'Isopode terrestre Helleria brevicornis Ebner. Comptes Rendus des Séances de l'Académie des Sciences Paris 257 Groupe 12 : 775-777. Paris
VANDEL Albert (1960) - Isopodes terrestres (Première Partie). Faune de France 64 : 1-416.
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