Armadillidium nasatum
L'Armadille à long museau


Attention cette espèce peut être confondue avec un gloméris (milles-pattes) qui se met en boule mais ne forme pas une sphère parfaite comme sur la photo de droite. On peut aussi compter les pattes (7 paires pour les cloportes) ou regarder la taille des derniers segments du corps (le dernier segment des gloméris est plus gros que les précédents).

Armadillidium nasatum Budde-Lund, 1885
Armadillidium quadrifrons Stoller, 1902
Armadillidium speyeriJackson, 1923

Caractères de détermination
Habitats
Répartition géographique Bibliographie
Liens

Armadillidium nasatum, Photo Claire MOUQUET et Angelo GROSS
Armadillidium nasatum
Glomeris sp
Gloméris


Caractères de détermination

    pour les termes techniques consulter la rubrique morphologie

  • le scutelum qui est une sorte de "museau", est allongé et fait bien saillie entre les antennes
  • oeil composé de plusieurs ocelles.
  • ce cloporte se met en boule quand on le titille et place (le plus souvent) ses antennes le long de l'ouverture de sa boule ou sur le dos. Sa volvation est dite pseudosphérique, contrairement à Armadillidium vulgare qui a une volvation eusphérique et qui forme une boule parfaite en rentrant ses antennes.
  • les uropodes sont aussi longs que larges, aplatis et en forme de "bêche".

  • La taille de cet Armadillidium est en moyenne de 21 mm sur 7 mm.

  • La coloration est due à un pigment café au lait, brun, gris ou violacé. La ligne dorsale du dos est parcourue par une ligne blanche. Les cotés du péréon et du pléon présente une large zone dépigmentée. Le dichroïsme sexuel est net; les mâles sont plus foncés que les femelles et sont souvent entièrement pigmentés.

Armadillidium nasatum, Photo Claire MOUQUET et Angelo GROSS 2001

Habitats

     Cette espèce était vraisemblablement à l'origine une forme littorale, comme les autres représentants du groupe nasatum. Mais, A. nasatum est devenue une espèce expansive; il a pénétré à l'intérieur des terres.
     C'est essentiellement une forme de prairies, elle peuple le bord des rivières, des ruisseaux et des mares; elle se rencontre aussi sous les souches où elle hiverne. Elle se plaît également dans les terrains pierreux et calcaires.
     Par ailleurs, cette espèce est devenue plus ou moins anthropophile. Elle est commune dans les jardins, et abonde dans les serres.
(VANDEL A, 1962)

Répartition géographique

     Cette espèce est probablement originaire de l'Italie du Nord, où elle est forte commune. Ensuite, elle aurait gagné la France, l'Espagne ainsi que le sud de l'Angleterre et la Hollande. Partout ailleurs, en Europe, elle ne se rencontre que dans les serres.
    Cette espèce est largement répandue en France. Elle fait cependant défaut dans le nord ; elle ne semble guère dépasser la vallée de la Seine; à l'est on ne la rencontre plus en liberté au nord de la vallée de la saône. Par ailleurs, elle fait défaut dans les massifs montagneux.
(VANDEL A, 1962)

Bibliographie

VANDEL Albert (1962) - Isopodes terrestres (Deuxième partie). Faune de France 66. Office central de faunistique, Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles. Lechevallier, Paris. 417 p.

Liens

Fiche espèce (au format .pdf) du Smithsonian National Museum of Natural History (Washington D.C., USA)



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