Armadillidium esterelanum
L'Armadille de l'Esterel


Attention, cette espèce peut être confondue avec un gloméris (milles-pattes) qui s'enroule également. Les cloportes ont 7 paires de pattes (les Gloméris en ont plus) et la taille des derniers segments du corps sont plus petits (le dernier segment des gloméris est plus gros que les précédents).

Armadillidium esterelanum Dollfus, 1887

Caractères de détermination
Habitats
Répartition géographique

Armadillidium esterelanum, Photo Richard FREZE 2005


Caractères de détermination

    pour les termes techniques consulter la rubrique morphologie

  • oeil composé de plusieurs ocelles.
  • le bord postérieur du premier péréonite est bien anguleux au niveau du pleurépimère (flèche rouge sur la photo ci-dessus).
  • les téguments sont lisses.
  • les uropodes sont aussi longs que larges, aplatis et en forme de "bêche", le telson est triangulaire à pointe obtuse.

Armadillidium esterelanum, Photo Richard FREZE 2005

Armadillidium esterelanum, Photo Richard FREZE 2005

  • ce cloporte se met en boule quand on le titille, sa volvation est de type mésosphérique (la boule formé est presque ronde). Contrairement à Armadillidium vulgare qui forme une boule parfaite : volvation eusphérique.

  • La taille de cet Armadillidium est en moyenne de 18-19 mm.

  • La coloration : chaque péréonite (segment du péréon) porte typiquement 5 taches blanches, les deux taches extérieurs de forme plus allongées. Les pléonites ont de 0 à 4 taches médianes ou submédianes. Les mâles ont un fond gris et les femelles brun. Sur les photos, il s'agirait donc d'une femelle.

Habitats

     Cette espèce se rencontre presque exclusivement sur les terrains cristallophylliens (porphyres et micaschistes) ; ce n'est qu'exceptionnellement qu'elle vit en milieu calcaire. C'est une espèce de garrigues sèches, bien exposées au soleil. Elle n'a jamais été récoltée à une altitude supérieure à 400m. (VANDEL 1962)

Armadillidium esterelanum, Photo Richard FREZE 2005

Répartition géographique

     Cette espèce est extrêmement commune dans le massif de l'Estérel, et de ce fait mérite bien son nom. On la rencontre également dans le massif des Maures, mais elle y est bien moins abondante que dans l'Estérel. On ne saurait douter que cet Armadillidium s'est différencié sur ces deux anciens massifs tyrrhéniens. Enfin, en suite d'un phénomène d'étalement littoral, A esterelanum a gagné le massif calcaire situé à l'est de Marseille (Marseilleveyre, Sormiou, Cassis) où elle vit dans un milieu particulièrement aride. (VANDEL 1962)

Bibliographie

VANDEL Albert (1962) - Isopodes terrestres (Deuxième partie). Faune de France 66. Office central de faunistique, Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles. Lechevallier, Paris. 417 p.



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